Qui mènera la droite et le centre à Bordeaux ? À quatre mois du scrutin, Thomas Cazenave et Nathalie Delattre restent incapables de s’accorder sur une candidature unique contre le maire écologiste sortant. Ils misent désormais sur des sondages, chacun le sien, pour se départager et éviter de revivre le scénario catastrophe de 2020.« Vous prêchez un convaincu, bien sûr qu’il faut une liste unique à droite et au centre et je le répète depuis le printemps dernier ! », s’agace Thomas Cazenave quand on lui parle de l’élection municipale à Bordeaux. Mais force est de constater qu’à quatre mois du scrutin, le bloc central n’a toujours pas trouvé de leader incontestable. Chacun prône l’union mais personne ne sait comment y arriver.
Le député de Gironde et ancien ministre du Budget a certes engrangé ces dernières semaines le soutien de deux anciens juppéistes, Alexandra Siarri et Pierre de Gaëtan. Mais il trouve en face de lui Nathalie Delattre, l’ex ministre du Tourisme et ancienne sénatrice de Gironde. Fraîchement élue présidente du Parti radical et soutenue par plusieurs partis de droite et du centre, elle aussi milite ouvertement pour une liste d’union, seul scénario susceptible de battre l’écologiste sortant Pierre Hurmic.
Deux sondages dans les tuyaux
Mais pour l’heure les discussions sont dans l’impasse. Ni Thomas Cazenave ni Nathalie Delattre n’entendent céder le leadership à l’autre, chacun expliquant à qui veut l’entendre qu’il est objectivement le mieux placé. Faute de terrain d’entente malgré des semaines de discussions, chaque camp juge désormais plus sage de s’en remettre à un sondage pour mesure la notoriété et la capacité à rassembler.
Nathalie Delattre et les partis qui la soutiennent financeront leur propre enquête d’opinion dans les prochains jours tandis que Thomas Cazenave s’appuiera sur celle lancée par Renaissance au niveau national pour sonder les grandes villes. La première mesurera trois scénarios : une liste unique menée par Nathalie Delattre, une liste unique menée par Thomas Cazenave et deux listes séparées. Une dernière option que Thomas Cazenave ne souhaite pas évaluer « puisqu’elle ne se produira pas ! ».