François Cuillandre à Brest : le mandat de trop ?
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François Cuillandre va briguer un cinquième mandat à Brest.
LTD/Photo par LUDOVIC MARIN/POOL/AFP
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François Cuillandre va briguer un cinquième mandat à Brest.
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En octobre dernier, un sondage réalisé par Cluster 17 à la demande des Écologistes indiquait que 75 % des Brestois rejetaient une nouvelle candidature de François Cuillandre. Un autre, publié fin septembre par l’IFOP pour la Fédération du Finistère du PS, concluait qu’une liste conduite par l’actuel maire PS de Brest « avec le soutien du PS, PCF, PP ainsi que du PRG et de l’UDB », obtiendrait 27 % des intentions de vote, devant l’ensemble des autres coalitions.
En politicien aguerri, maire depuis 2001, et réélu avec 49,70 % des voix en 2020 grâce à l’union de la gauche, François Cuillandre sait ce que valent les enquêtes d’opinion et les contradictions. Rien ne semble ébranler ce menhir de la politique bretonne : ni les ambitions de son conseiller municipal Yohann Nédélec, chargé des plus gros dossiers du mandat qui s’achève, ni le ras-le-bol exprimé par un certain nombre de Brestois, dont un collectif de gens de gauche pointant le besoin d’un nouveau souffle. À 70 ans, le maire briguera bien un cinquième mandat. Une situation inédite dans une métropole en France.
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François Cuillandre a officialisé sa candidature le 3 novembre dernier aux Ateliers des Capucins, plus grande place publique couverte d’Europe, un quartier surplombant la rade et superbement réhabilité depuis 2015. Il a été investi dans la foulée d’une primaire, organisée pour la forme le 6 novembre, contre Isabelle Montanari, rare socialiste ayant osé remettre en cause son projet. « Ma passion pour ma ville, pour les Brestoises et les Brestois est intacte, je suis motivé pour continuer car nous avons encore de nombreux chantiers à terminer et à initier » souligne l’édile auprès de La Tribune Dimanche.