Dans cette commune du quartier de Paris-La Défense dans les Hauts-de-Seine, le maire (LR) Jacques Kossowski, 85 ans, repart finalement au combat, mais a déjà annoncé que s'il était élu, il laisserait son fauteuil à son adjointe (UDI) Stéphanie Soares. L'opposante Aurélie Taquillain dénonce « une succession qui n'a pas été gérée ».C'est à ne plus rien y comprendre. En janvier 2024, le maire (LR) de Courbevoie, élu depuis 1995, annonce, au Parisien, qu'il ne sera pas candidat à sa succession et adoube un de ses adjoints pour la suite. L'édile de 85 ans vient finalement de faire savoir qu'il retournerait au combat comme tête de liste… mais « en tandem avec une élue dont [il sait] qu'elle a toutes les capacités et aptitudes pour devenir maire : Stéphanie Soares ».
Conseillère à la région Île-de-France de profession, la quadragénaire est adjointe (UDI) au maire chargé de la transition énergétique et des subventions et conseillère territoriale à l'établissement public territorial Paris-Ouest-La Défense. « Stéphanie porte en elle ces compétences et a fait ses preuves en tant qu'élue depuis 2014. Je lui passerai donc le témoin dans le cours du prochain mandat », écrit Jacques Kossowski aux Courbevoisiens.
Contacté par La Tribune Dimanche, il refuse pour autant de préciser la date butoir… « Nous ne voulons pas fixer d’horizons définitifs parce qu’il faut aussi sentir le moment, je pense important qu’elle puisse faire au moins la moitié du mandat. Ce sera, de toute façon, un dialogue entre nous mais aussi avec l’équipe », élude le maire sortant de Courbevoie.
« Une succession qui n'a pas été gérée »
Sa principale opposante Aurélie Taquillain, conseillère municipale depuis quinze ans et présidente macroniste de la commission des finances de la région Île-de-France, dénonce « une succession qui n'a pas été gérée ». « C'est un énième rebondissement alors que Courbevoie est à la croisée des chemins », ajoute celle qui se définit comme une femme de droite et du centre.