Si l’image de Lyon attire, c’est dans les coulisses de la Métropole (au budget de 4 milliards d’euros et près de 9.000 agents) que l’essentiel se décide désormais au cœur de la capitale des Gaules. Depuis la fusion du département et de la communauté urbaine en 2015, la deuxième métropole de France bénéficie d’un statut unique en son genre qui lui octroie des compétences élargies sur son périmètre (développement économique, voirie, collèges, action sociale, etc).
Avec un programme où il met cette fois en exergue les enjeux sociétaux, l’écologiste Bruno Bernard, 54 ans, est finalement entré en campagne dimanche dernier pour un second mandat. Tout en pointant lui-même ses premiers éléments de bilan (encadrement des loyers, développement des pistes cyclables et du tramway, amélioration de la qualité de l’air, etc), il défend désormais une politique à double marqueur : social et environnemental.
« Nous avons déjà avancé sur plusieurs sujets liés à la transition écologique, comme la protection des ressources, mais cela n’est pas terminé : beaucoup de travaux se terminent et nous allons insister aussi sur la qualité de vie et le lien social, qui est devenu un vrai besoin dans un monde de plus en plus clivant, avec la montée des populismes et de l’extrême droite », confie-t-il à La Tribune. Et d’ajouter : « L’idée n’est pas d’arrêter de parler de l’écologie pour faire uniquement du social. D’ailleurs, tout ce qui a été fait depuis 2020 correspond déjà une politique sociale, les deux sujets se marient et se renforcent ».