Les débats sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) se sont achevés vendredi 5 décembre à l’Assemblée, et l’intégralité du texte fera l’objet d’un vote solennel mardi 9. Dépenses de santé, prestations sociales, retraites : le PLFSS est essentiel au quotidien des Français, et la décision du Premier ministre de ne pas recourir à l’article 49.3 pour son adoption a redonné à notre démocratie parlementaire une respiration bienvenue. Les échanges dans l’hémicycle ont été parfois vifs, mais ils ont permis de débattre sur le fond de mesures essentielles pour la vie de nos concitoyens.
La copie finale du PLFSS qui sera mise au vote le mardi 9 décembre est la traduction d’un compromis, avec ce que cela comporte d’efforts et de frustration pour les acteurs. La suspension de la réforme des retraites, qui figure dans le texte, est ainsi une lourde concession faite par le bloc central aux oppositions, et notamment au Parti socialiste, pour trouver la voie de ce compromis. C’est aussi un déni de réalité, car nous ne résoudrons pas les déséquilibres financiers de notre système par répartition sans travailler collectivement plus longtemps.
Se sont ajoutés à cette mesure des renoncements à des économies ou des recettes importantes pour l’équilibre de la Sécu, comme celles qu’aurait permis la désindexation des pensions des retraités les plus aisés ou encore l’augmentation des franchises médicales pour responsabiliser les patients sur les dépenses de santé. Tout cela a un coût, à la fois budgétaire et économique.