La chronique d’Apolline de Malherbe. À nos enfants
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Retrouvez la chronique d'Apolline de Malherbe.
LTD/CHRISTOPHE MEIREIS/ABACAPRESS
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Et si les politiques étaient restés arc-boutés sur leurs symboles, sur leurs « totems », comme on dit ? Alors que les Français, eux, plus réalistes, plus responsables, avaient évolué plus vite que leurs représentants ? Ils brandissent l’âge de la retraite comme un trophée que l’on pourrait exhiber triomphalement. Un trophée que les Français, au fond, ne réclament plus vraiment.
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Mercredi matin, 7 h 10, Anne m’a appelée sur RMC. Anne a 62 ans, elle est contrôleuse de gestion à Eyguières, dans les Bouches-du-Rhône. Si la réforme est suspendue, ça change tout pour elle. L’aiguille du bouton « pause » marquerait 62 ans et 9 mois pour l’âge légal. Elle pourrait prendre sa retraite tout de suite. Et pourtant Anne me dit : « Mais non, Apolline, moi je suis prête à continuer, à faire deux ans de plus ! Si ça peut permettre à mes enfants d’avoir une retraite plus tard ! Ça fait trente ans qu’on entend parler du problème des retraites ! Il suffit de voir la pyramide des âges ! J’ai deux enfants, qui ont 24 et 25 ans. Ils ont compris qu’ils n’auraient sans doute pas de retraite parce que les générations précédentes n’ont pas fait ce qu’il fallait. En fait, nos politiciens ne pensent qu’à eux ! »