Retraites : repousser l’âge de départ, « la solution la plus avantageuse » pour les Français
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Les syndicats mobilisés contre la réforme Borne en février 2023.
BENOIT TESSIER
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Les syndicats mobilisés contre la réforme Borne en février 2023.
BENOIT TESSIER
Pour pérenniser le système par répartition, « le relèvement de l'âge de départ à la retraite est la solution la plus avantageuse, à la fois en termes de richesse créée, de réduction des inégalités intergénérationnelles et de bien-être agrégé ». Telle est la conclusion à laquelle aboutissent trois économistes de l'Institut des politiques macroéconomiques et internationales (i-MIP) dans une étude dévoilée lundi 30 juin.
Ce résultat, obtenu à l'aide d'un modèle de simulation économique « qui permet de représenter de manière réaliste les comportements de différents types de ménages, celui des entreprises, ainsi que leurs interactions avec le système de retraite, le marché du travail et les marchés financiers », va clairement à l'encontre des aspirations populaires.
En avril, une étude d'opinion réalisée par l'Ifop indiquait que « 61 % des Français estiment qu'il faut revenir à la retraite à 62 ans ». Et ce, alors que la réforme Borne de 2023 vient relever progressivement l'âge légal de départ à 64 ans.
Farouchement opposés à cette mesure d'âge, les syndicats avaient accepté, malgré tout, de ne pas en faire l'alpha et l'oméga du « conclave » censé améliorer la réforme de 2023 et qui s'est soldé par un échec la semaine dernière.
Si la question de l'âge de départ revient sans cesse dans le débat public, c'est que le financement du système de retraite, déjà dégradé, devrait aller en empirant d'après les projections. Cette année, le déficit atteindra 6,6 milliards d'euros, selon la Cour des comptes. Un trou budgétaire qui pourrait atteindre 15 milliards d'euros en 2035 et même jusqu'à 1,4 point de PIB à l'horizon 2070.
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L'une des explications majeures à ces déséquilibres est à chercher du côté de l'allongement de l'espérance de vie. « D'ici 2070, l'Insee prévoit plus de 55 personnes de plus de 65 ans pour 100 individus en âge de travailler [20-64 ans] », pointe l'étude qui simule les effets d'un allongement de l'espérance de vie de cinq ans entre 2025 et 2085.