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OPINION. « Reconnaître l’engagement bénévole, c’est investir dans la résilience de notre pays », par François Richez, président de la fédération nationale de protection civile

Photo de La Tribune Dimanche - Rédaction

Par François Richez, président de la fédération nationale de protection civile

Publié le 01 mars 2026 à 10:00

Pour François Richez, la reconnaissance de l'engagement bénévole est nécessaire

Pour François Richez, la reconnaissance de l'engagement bénévole est nécessaire

LTD/NICOLAS GUERBE

La Tribune Dimanche

N146 ● 19 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
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A l’occasion de la journée mondiale de la protection civile,, qui a lieu le 1er mars, le président de la fédération française se félicite du lancement d’un « Beauvau » consacré à cette question et appelle à « reconnaître l’engagement bénévole », investissement pour « la résilience de notre pays ».

Chaque année, le 1er mars, la Journée mondiale de la Protection Civile nous rappelle une évidence trop souvent négligée : partout en France, des dizaines de milliers de femmes et d’hommes s’engagent bénévolement pour aider, secourir et former nos concitoyens lorsque surviennent crises, catastrophes naturelles ou situations d’urgence.

Ces bénévoles ne demandent ni honneurs ni privilèges. Ils demandent simplement que leur engagement soit reconnu, protégé et soutenu. À l’heure où s’ouvre le Beauvau de la sécurité civile, cette reconnaissance ne peut plus rester un angle mort des politiques publiques. Elle doit en devenir un pilier.

Des bénévoles en première ligne, partout sur le territoire.

Inondations, tempêtes, incendies, vagues de chaleur, crises sanitaires : ces dernières années ont démontré une réalité incontestable. Dans les communes rurales comme dans les grandes métropoles, les bénévoles de la Protection Civile sont souvent parmi les premiers à intervenir, en appui des services publics, aux côtés des maires, des préfectures et des services de secours.

Sur le terrain, ils tiennent des postes de secours sur les manifestations sportives, culturelles et festives qui rythment la vie de nos territoires, accueillent les sinistrés, distribuent de l’aide d’urgence, soutiennent les populations fragilisées. Ils s’engagent aussi dans la prévention, la formation aux gestes qui sauvent, l’accompagnement des plans communaux et intercommunaux de sauvegarde (PCS, PICS). Sans eux, de nombreux dispositifs locaux de résilience ne fonctionneraient tout simplement pas.

Le Beauvau de la sécurité civile : une opportunité… mais encore trop floue

Le lancement du Beauvau de la sécurité civile par l’État, sous l’impulsion du ministère de l’Intérieur, constitue une opportunité majeure pour notre mouvement bénévole. Pour la première fois, la sécurité civile est abordée de manière globale, prospective, structurante.

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Mais cette opportunité restera incomplète si la place du bénévolat de sécurité civile n’est pas clairement définie, consolidée et traduite en mesures concrètes. Car derrière les discours consensuels, une réalité persiste : l’engagement bénévole repose encore trop souvent sur la bonne volonté, l’abnégation… et la précarité.

Reconnaître l’engagement bénévole, concrètement

Reconnaître l’engagement bénévole, ce n’est pas seulement saluer son utilité lors des crises. C’est agir, maintenant, sur plusieurs leviers essentiels :

  • Un véritable statut du bénévole de sécurité civile, garantissant des droits clairs, une protection juridique renforcée et une reconnaissance institutionnelle.
  • Des moyens financiers pérennes, pour permettre aux associations agréées d’assurer formation, équipements structurants et disponibilité opérationnelle.
  • Une reconnaissance de l’engagement dans la vie professionnelle et citoyenne, facilitant la conciliation entre bénévolat, emploi et vie personnelle.

Ces mesures ne sont ni idéologiques ni excessives. Elles sont pragmatiques. Elles conditionnent la capacité de notre pays à faire face aux crises à venir.

Un appel aux législateurs, aux élus, aux partenaires et aux citoyens

Cette tribune s’adresse aux maires, aux élus locaux, aux préfets, aux gouvernants et aux législateurs, mais aussi aux mécènes, partenaires, donateurs et à tous ceux qui croient à la force de l’engagement bénévole et collectif. La sécurité civile est une responsabilité partagée. Elle ne peut reposer uniquement sur l’État, ni uniquement sur la bonne volonté des bénévoles, c’est l’affaire de tous !

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À l’occasion de cette Journée mondiale de la Protection Civile, il est temps de transformer les constats en décisions, et les hommages en actes. Le Beauvau de la sécurité civile peut être un tournant. Il ne doit pas être un rendez-vous manqué. Reconnaître l’engagement bénévole, c’est investir dans la résilience de notre pays.

Par François Richez, président de la fédération nationale de protection civile

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