Lancés en 2018 par six enseignes, les French Days, qui ont lieu du 29 avril au 5 mai, permettent aux consommateurs de bénéficier d’offres attractives en ligne. Les dirigeants de ces entreprises appellent à obtenir de meilleures conditions de concurrence entre les acteurs du e-commerce.
Alors que le commerce traverse actuellement une période de fortes turbulences sous l’effet combiné de la baisse du pouvoir d’achat des Français et de l’arrivée massive d’acteurs étrangers aux pratiques de dumping avérées, une question s’impose : comment concilier durablement pouvoir d’achat, souveraineté et responsabilité ?
Depuis plusieurs mois, la montée en puissance de certaines plateformes internationales, notamment chinoises, a mis en lumière des écarts significatifs dans les conditions d’exercice du e-commerce. Ces modèles, largement fondés sur des prix faussés, reposent bien souvent sur des chaînes d’approvisionnement, des standards de qualité, des engagements environnementaux et des cadres fiscaux qui ne respectent pas les standards européens.
Dans ce contexte, la question n’est pas tant celle de la concurrence, qui est légitime et nécessaire, que celle de ses conditions d’exercice. De longue date, les entreprises françaises du e-commerce –pure players ou omnicanales – ont fait le choix de s’inscrire dans un cadre exigeant et responsable : respect des réglementations sociales et environnementales, contribution fiscale, investissements dans la qualité de service et l’emploi local. Ainsi, nos enseignes réunies emploient plus de 32.500 collaborateurs sur le territoire.
Ce modèle n’est pas une contrainte, il est une promesse. Celle de répondre aux attentes des consommateurs tout en contribuant aux équilibres économiques et sociaux du pays. Les French Days, lancés en 2018 par nos six enseignes [Boulanger, Cdiscount, Fnac Darty, La Redoute, Rue du Commerce et Showroomprivé], s’inscrivent pleinement dans cette logique. À l’occasion de cette nouvelle édition, ils offrent une alternative claire : permettre aux consommateurs de bénéficier d’offres attractives tout en soutenant un e-commerce responsable, ancré en France.
Mutations profondes
Mais il ne peut reposer uniquement sur le consommateur de compenser les déséquilibres du marché. La situation actuelle appelle une réponse plus large. À l’heure où le commerce connaît des mutations profondes, il est urgent de garantir des conditions de concurrence équitables entre tous les acteurs, quels que soient leur origine ou leur modèle.
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Cela suppose d’assurer une application rigoureuse et uniforme des règles, en s’appuyant sur des dispositifs de contrôle efficaces. L’enjeu est de garantir une stricte équité de traitement entre tous les acteurs, afin d’offrir aux consommateurs une traçabilité réelle des engagements. Car au fond, la question est simple : voulons-nous d’un e-commerce sans règles, ou d’un e-commerce qui crée de la valeur, de l’emploi et de la confiance ?
Signataires :
- Émilie Soleri, directrice générale de Boulanger - Thomas Métivier, PDG de Cdiscount - Enrique Martinez, directeur général de Fnac Darty - Béatrice Héricourt, directrice générale de La Redoute - Laurent de la Clergerie, président de LDLC — Rue du Commerce - David Dayan, PDG et fondateur de Showroomprivé