Cette semaine aura marqué un point de bascule pour de nombreux Français contraints de s’adapter dans l’urgence et d’anticiper des canicules de plus en plus régulières qui marqueront leur quotidien.Ce dimanche 28 juin à 22 heures, Météo-France devrait lever la vigilance rouge sur l’ensemble du pays après onze jours d’une canicule historique. « Les jours difficiles sont derrière nous, rassure le météorologue Gaël Musquet. Des températures plus clémentes arrivent petit à petit, et les corps commencent à souffler. » Les 26 et 27 juin, la Bretagne et la Normandie – aux avant-postes de cet épisode massif – ont été balayées par des orages. Le reste du pays doit suivre, mais l’Est et le Sud-Est étoufferont encore en début de semaine.
Jamais l’Hexagone n’avait connu une vague de chaleur d’une telle intensité au mois de juin. Non seulement les normales saisonnières ont été largement dépassées, mais des records absolus ont été battus. Le 24 juin, pour la première fois, la température moyenne enregistrée en France a atteint 30 degrés. Des régions réputées plus fraîches à l’instar de l’Alsace et de la Bretagne ont enregistré des pics à plus de 40 degrés. Malgré l’amélioration, 37 départements étaient maintenus en vigilance rouge hier, et 24 le sont toujours aujourd’hui.
« Cette vague de chaleur est remarquable à la fois par sa précocité et par son intensité, résume Gaël Musquet. Elle a même dépassé la canicule de 2003 en termes d’intensité mais pas de durée puisqu’il avait fallu attendre deux semaines avant que le thermomètre baisse. » Avec des conséquences graves sur le plan humain, bien sûr, mais aussi sur les systèmes électriques, les infrastructures de production d’énergie comme les centrales nucléaires ou encore la biodiversité et notamment la végétation.