Au Soudan, le fantôme de nouveaux massacres plane sur la ville d'El-Obeid
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Dans la ville d'El-Obeid, dans le sud de la région de Kordofan, le 25 juin 2026.
LTD/AFP
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Dans la ville d'El-Obeid, dans le sud de la région de Kordofan, le 25 juin 2026.
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La ville est stratégique et sa prise par les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) seraient un désastre, annonçant de nouveaux massacres de civils. El-Obeid se situe dans le centre-sud du Soudan. Plus de 500.000 habitants y vivent aujourd’hui dans la crainte d’une offensive des hommes du général Mohamed Hamdan Daglo, dit « Hemetti ».
Cela fait maintenant des mois que ses combattants tiennent un quasi-siège de la ville. Vendredi, 38 ONG ont appelé l’ONU et son Conseil des droits de l’homme à prendre des mesures « pour prévenir des atrocités » dans cette cité, capitale de l’État du Kordofan du Nord.
On se souvient encore de la prise à la fin octobre d’El-Fasher, la grande ville du Darfour jusqu’alors aux mains des Forces armées soudanaises, l’armée régulière du général Abdel Fattah Abdelrahman Al-Bourhane, président de fait du pays. Les mêmes FSR avaient multiplié les exactions et au moins 100.000 civils avaient été contraints de fuir. En début d’année, l’ONU avait d’ailleurs fait état d’actes de « génocide ».
L’inquiétude est donc grande aujourd’hui pour El-Obeid. D’autant que les organisations humanitaires ont dû suspendre leurs activités face à l’insécurité alors que cette ville leur sert de centre logistique pour toute la région.
Cette offensive symbolise aussi une nouvelle phase dans la guerre que se mènent les deux généraux depuis avril 2023. Ces anciens alliés lors du coup d’État qui avait fait tomber Omar El-Béchir en 2019 sont soutenus chacun par des pays étrangers. L’Égypte, l’Iran et le Qatar pour Al-Bourhane ; les Émirats arabes unis et la Libye pour Hemetti.
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