LA TRIBUNE DIMANCHE – Vous avez été élu à la présidence de l’Association nationale des élus des littoraux (ANEL) en septembre dernier. L’une des revendications que vous portez est la création d’un fonds côtier pour aider les communes littorales concernées par la hausse du niveau de la mer. L’amendement voté voici dix jours qui vise à taxer les plateformes touristiques pour financier ce fonds côtier vous contente-t-il ?
JEAN-CHARLES ORSUCCI – Il y a déjà eu des initiatives en ce sens, qui n’ont pas abouti. Je demeure donc prudent, mais cela est une bonne avancée. Nous avons rencontré de nombreux maires et collectivités locales, et tous sont convaincus de la pertinence de nos demandes. Reste à convaincre Bercy. Cette taxation des plateformes touristiques est, en effet, en accord avec les propositions que nous avons formulées. Une autre proposition nous tient à cœur, celle sur la taxation des éoliennes en mer déployées dans les zones économiques exclusives, dont la recette est, pour l’heure, affectée au budget général de l’État et qui pourrait également venir financer le fonds côtier. Notre enjeu est un enjeu de solidarité nationale.