Erosion côtière : l'Assemblée taxe les locations Airbnb
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La France compte 20 000 kilomètres de côtes.
Reuters
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La France compte 20 000 kilomètres de côtes.
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À horizon 2050, selon un scénario « vraisemblable », 5 200 logements d’une valeur estimée à 1,1 milliard d’euros, dont 2 000 résidences secondaires, ainsi que 1 400 locaux d’activité d’une valeur de 120 millions d’euros, risquent de se retrouver sous les eaux, sous l’effet soit de l’élévation du niveau de la mer, soit de l’érosion côtière, soit de la submersion marine. C’est la conclusion sans appel du Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema), un établissement public sous la double tutelle de l’État et des collectivités territoriales.
Année après année, les parlementaires tentent donc de trouver des solutions pour financer l’adaptation de ces territoires côtiers au changement climatique.
Encore hier, et pour la cinquième année consécutive, la députée macroniste de Gironde, Sophie Panonacle, également présidente du Comité national du trait de côte (CNTC), a tenté d’instaurer une taxe additionnelle de 0,01 % sur les droits de mutation à titre onéreux (DMTO), soit 10 euros de plus pour 100 000 euros d’achat d’un bien immobilier. Objectif : financer un fonds « Érosion côtière », mais l’amendement a été rejeté, en séance, à une voix près.
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« Les maires des littoraux sont désormais incapables de financer leur stratégie d’adaptation, de renaturation et de relocalisation », a réagi Sophie Panonacle. Dès lors, l’élue du bassin d'Arcachon a déposé un autre amendement visant à prélever 1 % du chiffre d’affaires réalisé dans ces communes par les plateformes de location touristique de courte durée. Ce chiffre d’affaires étant estimé à 20 milliards d’euros par an, la mesure rapporterait chaque année 200 millions d’euros, a-t-elle calculé.