Les discussions ne coincent pas seulement au sujet de la présidentielle entre le Parti socialiste et Place publique, le mouvement de Raphaël Glucksmann. Si ce dernier négocie le soutien du PS à sa candidature en 2027, il souhaite aussi trouver un accord pour les sénatoriales de septembre prochain. Sa formation espère décrocher quatre ou cinq sièges, avec l’aide des socialistes.
« Ce qui nous semble légitime et utile pour la gauche », estime le sénateur Place publique Grégory Blanc. Une exigence beaucoup trop gourmande, selon la direction du PS, au regard du nombre de « grands électeurs » glucksmanniens. « Il ne faut pas se prendre pour plus gros que le bœuf quand on négocie », souligne un sénateur socialiste.
D’autant que, explique-t-on au PS, accepter une telle demande reviendrait nécessairement à sacrifier des sénateurs sortants dans certains départements. « Nous excluons d’être candidats là où il y a des sortants », balaie pour autant Grégory Blanc. Les deux partis doivent se retrouver mercredi pour se mettre d’accord.