Gérard Larcher, qui ne souhaite pas de rapprochement avec l’extrême droite en vue de la présidentielle, a affiché son soutien à Bruno Retailleau. Mais n'exclut pas une primaire pour le départager d'Edouard Philippe et de Gabriel Attal. Retrouvez toutes nos informations confidentielles chaque jeudi dans notre newsletter politique « Vivement Dimanche ! »« C’est mon candidat ! » Le président du Sénat et sage parmi les Sages chez Les Républicains a fini par lâcher clairement la phrase, mercredi matin, à BFMTV. L’aveu ne faisait, à vrai dire, guère de doute. Gérard Larcher a toujours soutenu Bruno Retailleau depuis qu’il s’est lancé à la conquête de la présidence des Républicains puis, désormais, à la présidentielle.
Le soutien est évidemment précieux pour l’ancien ministre de l’Intérieur qui doit faire face au scepticisme d’une partie des caciques du parti. « Je souhaite qu’il soit demain le candidat à la présidentielle de la droite et du centre, a précisé le sénateur des Yvelines ajoutant, ma droite exclut très clairement les extrêmes. » Car Gérard Larcher est connu autant pour sa fidélité au parti gaulliste que pour son aversion à l’extrême droite et ses avatars. Autrement dit, l’union des droites ce n’est pas son truc.
S’il reconnaît que Bruno Retailleau n’est pas le mieux placé aujourd’hui, il estime que la campagne commence - « chacun est dans son couloir » - et que l’élu vendéen a jusqu’à l’automne pour remonter dans les sondages. « S’il monte jusqu’à 12%, tout sera jouable », explique un proche qui mise une baisse d’Edouard Philippe dans les mêmes sondages.
Pour Gérard Larcher, ça se jouera entre trois candidats. Outre Bruno Retailleau et le maire du Havre, il complète le trio avec Gabriel Attal quasi en campagne. « Ce sont les seuls qui ont l’argent », dit-il. Comment les départager si à l’automne l’écart s’est resserré ? « Il faudra une primaire », susurre l’élu de Rambouillet.