Sarkozy, Bardella : le temps des tempêtes pour Les Républicains
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Bruno Retailleau et Nicolas Sarkozy.
LTD / Lafargue Raphael/ABACA
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Ce sont deux pages qui ont dépité Bruno Retailleau. Pourquoi diable Nicolas Sarkozy, dans son Journal d’un prisonnier, s’est-il livré à un tel panégyrique de Sébastien Chenu ? Si le député RN du Nord a envoyé trois lettres à l’ancien chef de l’État lors de son séjour à la Santé, si les deux hommes se connaissent de longue date, c’est quand même étrange !
Pour sa part, le président de LR n’a eu droit dans l’ouvrage qu’à une ligne plutôt amère. « Bruno Retailleau m’appela régulièrement, mais n’en fit publiquement pas davantage », relate, l'ex locataire de l'Élysée, faisant allusion aux jours qui ont suivi sa condamnation. Mais pour Les Républicains, le plus blessant est dans les deux pages qui suivent. Nicolas Sarkozy y donne sa vision de leur avenir.
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« Mon ancienne formation politique n’est pas aujourd’hui en position de force […], écrit-il. Le chemin de la reconstruction peut être long, mais je suis certain qu’il ne pourra passer que par l’esprit de rassemblement le plus large possible, sans exclusive et sans anathème. » S’il n’emploie pas le terme explosif d’« union des droites », il préconise de parler aux électeurs du RN et de « considérer » ses dirigeants. En la matière, il fait fort dans une interview au Point. « Quand j’ai rencontré Jordan Bardella […], il m’a un peu fait penser au RPR au temps de Chirac. Son discours n’est pas très différent du nôtre à l’époque », juge-t-il, incitant sa famille à « une rupture avec […] une partie de son histoire ».
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