Narcotrafic, cryptorapts, violences urbaines... Le « plan de bataille » de Laurent Nuñez
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Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, dans son bureau place Beauvau.
LTD / Denis Allard/Leextra
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LA TRIBUNE DIMANCHE—La semaine a été marquée par un incendie mortel près de Lyon, deux morts lors d’une fusillade à Nice, un autre à Nantes dans des circonstances similaires… À chaque fois, la piste du règlement de comptes lié au narcotrafic est privilégiée. L’État perd-il la partie face à ce fléau ?
LAURENT NUÑEZ — Je ne vois pas les choses ainsi. Ces trois faits sont de natures différentes. À Nice, il s’agit d’un règlement de comptes dans un quartier touché par le trafic de stupéfiants et quadrillé par les forces de l’ordre. On y a démantelé beaucoup de réseaux et fait écrouer une centaine d’individus en 2025. Nous sommes confrontés à une guerre de territoires. Dans le Rhône, on assiste à une multiplication des actes d’intimidation entre groupes adverses : rien que dans la région lyonnaise, on évalue leur nombre à 70 depuis le début de l’année. Quant au drame de Nantes, jeudi soir, il s’est déroulé dans un point de deal qui n’a pas l’ampleur de ce qu’on peut voir à Nice ou à Lyon. On est sur du réseau local, avec des interpellations menées il y a deux mois qui amènent certains à vouloir « reconquérir » le point de deal.