Gérard Larcher n’a pas apprécié la mise en cause que lui a adressée Patrick Kanner, le patron des sénateurs PS, qui dans un courrier lui a reproché d’avoir « engagé le Sénat dans une démarche […] regrettable », après la condamnation de Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison avec exécution provisoire dans l’affaire des soupçons de financement libyen de sa campagne de 2007. Le président du Sénat avait en effet publiquement émis des réserves sur la décision du tribunal d’incarcérer l’ex-chef de l’État sans attendre l’appel.
« L’interrogation sur la manière dont la loi prévoit l’exécution provisoire et sur la manière dont elle peut être comprise est légitime, a donc répliqué Gérard Larcher dans un courrier adressé le 2 octobre au sénateur PS du Nord, dont La Tribune Dimanche a eu connaissance. S’interroger sur les normes applicables et sur les motivations énoncées par le tribunal correctionnel pour prendre une décision n’a rien de choquant et participe au débat public. »
Depuis l’Élysée, Marine Le Pen est toujours observée. D’après l’entourage d’Emmanuel Macron, le populisme du président américain, plus débridé que jamais, est l’un des facteurs incitant la cheffe du RN à censurer le gouvernement Lecornu quoi qu’il arrive. « Trump est devenu un acteur de la vie politique française et ça a un impact sur la qualité du débat public, théorise un interlocuteur régulier du chef de l’État. Il permet de relativiser tout le reste. Qu’est-ce que faire tomber un énième gouvernement ici à côté du projet de “riviera” à Gaza ? »