LA TRIBUNE DIMANCHE — En quoi consiste votre mission de premier adjoint chargé de l’éducation et de la petite enfance ?
PATRICK BLOCHE — Je m’occupe des enfants parisiens de leur entrée en crèche à la sortie du collège. Ils sont d’abord là pour apprendre avec des enseignants de l’Éducation nationale. Le reste du temps, ils sont avec des agents de la Ville de Paris dont des animatrices et des animateurs, à la cantine, sur les temps périscolaires, chaque soir de 16 h 30 à 18 heures, le mercredi après-midi et à toutes les vacances dans le cadre du centre de loisirs.
Comment se passe le recrutement des agents des crèches ?
Les éducateurs de jeunes enfants et les auxiliaires de puériculture, un personnel quasi exclusivement féminin, sont recrutés par concours. Mais nous manquons d’auxiliaires, nous avons malheureusement dû geler les places en crèche. Nous avons élargi le recrutement aux CAP petite enfance et nous ouvrons des concours régulièrement, mais nous n’arrivons pas à pourvoir tous les postes. On a créé une école des métiers de la petite enfance avec des centres de formation d’apprentis pour tenter d’y remédier.
Dans les écoles maternelles et élémentaires, les animateurs vacataires sont plus nombreux que les titulaires, et leur recrutement semble se faire très vite.
Il y a 13.000 agents dont 3 300 titulaires. Les vacataires sont plus nombreux parce que nous avons la responsabilité des enfants sur des temps morcelés, au milieu et après le temps scolaire, pour quelques heures seulement.
Les titulaires passent un concours. Les contractuels sont recrutés pour des temps pleins. Et les vacataires sont amenés à faire un certain nombre d’heures selon les besoins. Ils passent un entretien, puis on contrôle leur casier judiciaire et leur inscription ou non au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes [Fijais] et au fichier des personnes interdites pour l’accueil collectif de mineurs. Lors de toutes les vacances scolaires, nos services vérifient grâce à un logiciel mis à disposition par l’État que nos animateurs n’ont pas été condamnés et placés dans un des trois fichiers. Et ce depuis plusieurs années.