Pendant les JO, il a été particulièrement attentif aux courses féminines. C’est sur la même piste de Cortina d’Ampezzo qu’Arthur Bauchet va reprendre le fil de sa collection de métaux. Atteint de paraparésie spastique, malformation génétique rare et évolutive provoquant de forts tremblements, le Varois d’origine l’a commencée en 2018, à 17 ans, avec quatre médailles d’argent. À Pékin, il est passé à l’or (trois titres) et au bronze (une médaille). Il s’y connaît aussi en cristal : huit gros globes consécutifs de skieur de l’année, le dernier en février. Ne pas chercher plus loin la carte maîtresse des Bleus, à cinq jours de la cérémonie d’ouverture à Vérone.
LA TRIBUNE DIMANCHE — Où entreposez-vous tous vos globes ?
ARTHUR BAUCHET — Les anciens, d’un plus petit format, sont dans une vitrine que j’ai sous les yeux. [Il compte.] Il y en a 19. Ça tient encore, mais les étagères commencent à fatiguer. Ceux de cette année, identiques à ceux des valides, ont pris place sur le meuble télé. Et les gros globes sont sur la table à manger. L’appart est petit, donc ça me fait ma déco. Le dernier, je ne pensais pas l’avoir, vu mes impasses sur cinq courses de Coupe du monde. J’ai eu de la chance : mon adversaire principal, Robin [Cuche, Suisse] n’en a pas profité. Ça s’est donc joué sur la dernière course à Veysonnaz (Suisse), un slalom, ma discipline favorite. On prend.