Il aura fallu, en début de semaine, vider le vase après la goutte d’eau qui venait de le faire déborder. La démission du directeur de la communication Arthur Richer n’aurait pas agité le bureau exécutif d’Alpes 2030, lundi, si elle n’était pas survenue six semaines seulement après celle d’Anne Murac, dont le poste de directrice des opérations revêtait d’autres enjeux – elle s’ajoutait déjà au départ d’un membre du pôle partenariat.
La série commandait une explication. Par communiqué, la ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, Marina Ferrari, a fait passer le message le week-end dernier, semble-t-il incitée en cela par Matignon.
Remettre d’équerre la gouvernance, tel est donc le dossier saillant du moment pour Edgar Grospiron, nommé président du comité d’organisation (Cojop) il y a un an. Un poste d’abord promis à un autre champion olympique, Martin Fourcade, qui avait eu le temps de sentir les vents contraires dans ce projet bicéphale (Régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur) monté à la va-vite en 2023. De ces derniers débats, menés « sans faux-semblants mais sans tensions non plus », selon Amélie Oudéa-Castéra, patronne du mouvement sportif (CNOSF), s’est dégagée la nécessité d’une « mission d’accompagnement ».