Le 2 octobre, Michel Barnier a signé la lettre adressée au Comité international olympique engageant la garantie financière de l'État à l'occasion des JO d'hiver de 2030 dans les Alpes françaises, qu'il avait trouvée sur son bureau après sa nomination à Matignon trois semaines plus tôt. Si son prédécesseur, Gabriel Attal, ne l'avait pas paraphée, c'est non seulement parce que la dissolution avait tout suspendu mais aussi parce que celui-ci était très réservé sur le coût de cet événement sportif. L'ancien Premier ministre le jugeait en effet très élevé (la facture des infrastructures est de l'ordre de 1 milliard d'euros), alors que l'État devra réduire fortement ses dépenses dans les années qui viennent en raison de son lourd déficit. Chef du gouvernement, il avait ainsi suggéré lors d'une réunion interne une solution : proposer au CIO d'inverser les JO d'hiver dans les Alpes françaises avec ceux de Salt Lake City, qui les accueillera quatre ans plus tard, puisque les infrastructures de cette ville de l'Utah, déjà hôte en 2002, sont déjà prêtes. Mais Gabriel Attal n'avait pas été suivi.
Virginie Duby-Muller risque de payer ce qui s'est joué mercredi - via la commission des a aires économiques de l'Assemblée - entre Gabriel Attal et Laurent Wauquiez. La députée Les Républicains de la Haute-Savoie vise la vice-présidence de la chambre qu'Annie Genevard, devenue ministre, doit libérer d'ici au 21 octobre. Faute d'accord entre le bloc central et LR, le Guadeloupéen Olivier Serva, un des quatre élus Liot à avoir voté la censure déposée par la gauche contre Michel Barnier, pourrait rafler la mise.