Dévoiler, ce lundi 23 juin, la carte des sites olympiques d'Alpes 2030 semblait un objectif atteignable au début du printemps, quand cette date était avancée par des responsables sportifs et politiques. L'échéance ne sera pas tenue quand bien même Edgar Grospiron, le président du Comité d'organisation (Cojop), a affirmé cette semaine sur LinkedIn avoir « une vision très claire de ce que seront ces Jeux » et savoir « où chaque compétition doit être organisée ». Elle a été repoussée à fin juillet, assurent désormais les mêmes sources.
Principale raison de ce contretemps, la bataille politique autour de l'intégration de Val-d'Isère. Pas citée par le Cojop dans ces dernières présentations, la station chère à Jean-Claude Killy semble pourtant incontournable, grâce à son poids historique incomparable dans les disciplines alpines.
« Mais si vous avez Val-d'Isère, vous aurez Isola 2000 », ne cesse de répéter Renaud Muselier. Le président de la Région Paca reste soucieux d'équilibrer la tenue des compétitions entre les Alpes du Sud et les Alpes du Nord. C'est d'ailleurs pour respecter ce compromis territorial et politique que tous les sports additionnels devraient avoir lieu dans les Alpes du Sud. Leur liste - ski-alpinisme, ski de vitesse, télémark, cross-country, cyclo-cross et ice-cross sont en lice - devrait être finalisée en fin d'année.
Trois milliards en jeu
Ces contretemps n'empêchent pas le Cojop d'avancer enfin, après le bras de fer politique qui a conduit Martin Fourcade à renoncer à devenir le Tony Estanguet d'Alpes 2030. Sous l'impulsion d'Edgar Grospiron et de son directeur général, Cyril Linette, une plateforme de recrutement vient d'être lancée en ligne. Les deux hommes, ainsi que la nouvelle présidente du Comité national olympique (CNOSF), Amélie Oudéa-Castéra, seront attentifs à deux temps forts programmés cette semaine.