Tour de France : Paul Seixas, naissance d’un as
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Paul Seixas lors de la 14e étape de la 113e édition du Tour de France.
LTD / Loic Venance / AFP
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Paul Seixas lors de la 14e étape de la 113e édition du Tour de France.
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Il faudrait à chacun une mémoire infaillible pour se rappeler l’été de ses 19 ans. Paul Seixas, lui, n’aura aucune difficulté à se remémorer le sien : il sera l’un des héros des chroniques sportives écrites en ce mois de juillet 2026. Dans le dernier kilomètre du col du Haag, quelques centaines de mètres après le démarrage inévitable de Tadej Pogacar, vainqueur au Markstein de sa quatrième étape, le Français a vite rejoint Jonas Vingegaard.
Sur la ligne, où seul un Isaac Del Toro revenu de loin l’a dépassé, Seixas, lucide, a grappillé quatre secondes de bonifications. Le troisième de l’étape, à 38 secondes du Slovène, enfile du même coup le maillot blanc de meilleur jeune, pour 3 secondes d’avance sur Juan Ayuso. Son premier maillot distinctif. « Un vrai plaisir », savoure le Lyonnais, qui juge la course « magnifiquement dure » mais qui « apprécie » d’autant plus.
Pour 15 secondes, le jeune leader de l’équipe Decathlon CMA CGM aurait grimpé sur le podium du classement général. À la façon de rouler de Remco Evenepoel, dont on ne sait jamais vraiment s’il est en perdition ou en gestion, on a pensé que le Français allait monter d’un rang supplémentaire. Point trop n’en faut. Surtout que l’étape du jour va encore puiser dans les réserves, en passant par le col de la Croisette (4,6 kilomètres à 11,2 %) pour aboutir au plateau de Solaison, une ascension hors-catégorie (11,3 kilomètres à 9 %) où il espère faire « aussi bien ».