L’ouvreuse et buteuse française a gagné de la longueur et de la créativité en s’astreignant à un travail spécifique poussé. Un atout avant la rencontre face à l’Angleterre, ce dimanche, en finale du Tournoi des Six Nations.On n’a jamais trop d’épines dans son jeu pour affronter les Red Roses. Le piquant de Carla Arbez ne sera pas de trop pour les Bleues, qui se frottent, ce dimanche 17 mai à Bordeaux (France 2, 17 h 45), à des Anglaises vainqueures de tous leurs matchs du Tournoi des Six Nations depuis 2019, ainsi que des seize derniers Crunchs.
Avant cette finale entre les deux coleaders, la demi d’ouverture française pointe au deuxième rang des meilleures réalisatrices du Tournoi avec 45 points, un de moins que l’Anglaise Zoe Harrison. Elle le doit à ses quinze transformations passées (71,4 % de réussite), mais aussi à trois essais.
Le dernier en date, inscrit contre l’Écosse lors de la balade française à Édimbourg (28-69), a généreusement alimenté les réseaux sociaux du Tournoi. Un chef-d’œuvre de coup de pied par-dessus la défense qu’elle a elle-même récupéré pour aplatir. La performance de la Basque lui a valu une double nomination : l’une pour le plus bel essai, l’autre pour le titre de MVP de la 4e journée.
Ce coup d’éclat n’est que la conséquence de la montée en puissance de Carla Arbez, qui ne cumule que 20 sélections à bientôt 27 ans. À l’image de Matthieu Jalibert ou de Romain Ntamack, sa palette ne cesse de s’élargir. Son jeu au pied n’est plus seulement un outil de gestion ou de concrétisation d’une domination face aux perches : il est devenu une arme créative. Avec le XV de France comme avec les Lionnes du Stade bordelais.