« C'est mon tour de gagner » : Jonas Vingegaard revient au Tour d'Italie

Jonas Vingegaard sera présent sur le Tour d'Italie.
LTD/Anne-Christine POUJOULAT/AFP

Jonas Vingegaard sera présent sur le Tour d'Italie.
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Le printemps des classiques avait-il déjà réuni un casting aussi prestigieux ? Résumé des derniers épisodes : Tadej Pogacar a ajouté trois Monuments à sa collection (Milan-Sanremo, Tour des Flandres, Liège-Bastogne-Liège) ; Mathieu Van der Poel a sauvé la face à l’E3 Classic tandis que Paul Seixas a montré la sienne jusqu’à 13 kilomètres de l’arrivée de la Doyenne (2e), quatre jours après son entrée dans le grand monde lors de la Flèche wallonne. Remco Evenepoel a ramassé de grosses miettes à l’Amstel Gold Race, une semaine après la victoire à Paris-Roubaix de Wout Van Aert, qui a réjoui la totalité du peloton.
Toutes les stars du moment ont participé au feu d’artifice, sauf une. Jonas Vingegaard a passé cinq semaines loin de la frénésie à s’entraîner pour le Giro, qui partira vendredi de Bulgarie. À son tour de se mettre en lumière. Le centre de gravité – et d’intérêt – du cyclisme a basculé vers les courses d’un jour mais le grimpeur danois ne s’y essaie toujours pas. C’est sa singularité.
En 2026, il compte pourtant plus de jours en course que Pogacar (15 contre 11 pour le Slovène au terme du Tour de Romandie, aujourd’hui). La campagne des classiques, passionnante, a invisibilisé ses six succès sur des épreuves d’une semaine. À Paris-Nice, il a raflé les 4e et 5e étapes et laissé le deuxième du classement général à 4’23”.
Costaud. Il a ensuite enlevé les 5e et 6e étapes du Tour de Catalogne et repoussé deux valeurs en hausse, Lenny Martinez et Florian Lipowitz, 3e du dernier Tour de France, à 1’22” et 1’30”. Là encore, les deux victoires au sprint de l’épatant champion de France, Dorian Godon (Ineos Grenadiers), ont recueilli plus de louanges.
Les renoncements en cascade ont réduit a priori l’intérêt du Giro. Sans Mikel Landa (Soudal Quick-Step), João Almeida (UAE Team Emirates XRG) et Richard Carapaz (EF Education EasyPost) face à lui, Jonas Vingegaard part seul favori. Cela signifie aussi que, en deçà de la première place, sa performance sera jugée décevante.
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Mais son vécu sur trois semaines plaide en sa faveur : il a gagné la Grande Boucle en 2022 et 2023, puis le Tour d’Espagne l’an dernier. S’il triomphait à Rome, le 31 mai, il deviendrait le huitième lauréat des trois grands tours. Le premier à boucler le triplé depuis Christopher Froome en 2018. Placé sur orbite pour un doublé italo-français, comme Pogacar en 2024.
Car tel est l’enjeu véritable de sa saison : la reconquête du maillot jaune sur les routes françaises. Le double champion du monde a réduit son concurrent au rang de faire-valoir sur les deux dernières éditions (6’17” et 4’24” d’avance, un gouffre).
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« C’est mon tour de gagner », a-t-il affirmé à une télévision danoise, la bave aux lèvres, exprimant sa confiance à haute voix comme il n’avait jamais osé le faire jusque-là. La préparation minutieuse de l’équipe Visma-Lease a Bike lui donne « un bon pressentiment ».