Real-Barça : Avec Jude Bellingham et Marcus Rashford, un Clásico très « british »
L’un grimace, l’autre trace : Jude Bellingham et Marcus Rashford vont donner une saveur anglaise au premier Real-Barça de la saison, dimanche 26 octobre. Sans compter Trent Alexander-Arnold
Les sélectionneurs anglais n’ont pas toujours eu à regarder plus loin que la Premier League. Avec Jarell Quansah (Leverkusen) et Ruben Loftus-Cheek (AC Milan), Thomas Tuchel doit garder un œil sur la Bundesliga et la Serie A.
Cet après-midi (16 h 15, beIN Sports), il n’aura qu’un match de Liga à regarder pour avoir des nouvelles de ses trois autres internationaux expatriés : le Real Madrid de Jude Bellingham et Trent Alexander-Arnold accueille le Barça de Marcus Rashford pour le premier Clásico de la saison. Une victoire, comme lors des quatre dernières confrontations, et les Catalans reprendraient la première place.
Principal renfort blaugrana cet été, Marcus Rashford s’est plutôt vite adapté. Il totalise 5 buts et 6 passes décisives dans une attaque en recomposition. À 37 ans, Robert Lewandowski ne commence plus tous les matchs tandis que Raphinha a manqué les cinq derniers. Hansi Flick a déjà positionné l’Anglais en pointe, à droite ou à gauche, profitant de sa polyvalence pour l’associer à Lamine Yamal et Ferran Torres.
Prêté par son club formateur, Manchester United, ravi de faire de la place, il est le premier Britannique à faire son trou au Barça depuis Gary Lineker (1986-1989). Ce dernier, aujourd’hui consultant vedette, pensait pourtant qu’il lui serait « difficile » de jouer régulièrement, tout en soutenant « le grand défi » relevé par son compatriote – plus relevé, en effet, que le premier semestre 2025 à Aston Villa. Rashford se dit « vraiment excité » par le déplacement à Santiago-Bernabéu, qu’il imagine plus intense que ceux de sa première vie, à Anfield ou à l’Etihad Stadium avec les Red Devils.
Débuter en Liga n’avait pas non plus posé de problème à Jude Bellingham, étincelant lors de sa première saison au Real Madrid (2023-2024). Classé troisième du Ballon d’or 2024, derrière son équipier Vinicius Jr, le milieu très offensif a eu plus de mal à se positionner après l’arrivée de Kylian Mbappé. Ses statistiques ont baissé, son influence aussi, au sein d’un collectif sur lequel Carlo Ancelotti n’avait plus autant la main.
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« L'un des joueurs les plus complets du monde ».
Xabi Alonso, à propos de Jude Bellingham
Xabi Alonso, qui a croisé Bellingham sur les pelouses de Bundesliga lorsque celui-ci jouait au Borussia Dortmund et lui dirigeait le Bayer Leverkusen, cherche la meilleure formule : mercredi contre la Juve (1-0), l’Anglais a marqué en se tenant tout près du buteur français. Le coach basque a félicité « l’un des joueurs les plus complets du monde ».
Reste à conserver l’entente fluide entre Mbappé et le Turc Arda Güler, qui le régale. C’était seulement la troisième titularisation de Bellingham, blessé en fin de préparation, après avoir tiré sur la corde pendant la Coupe du monde des clubs. L’idée qu’il puisse enchaîner avec un rendement régulier semblait irréaliste.
Le constat a valu pour l’autre Anglais de l’effectif : Trent Alexander-Arnold. Le latéral droit aux passes soyeuses s’est illustré aux États-Unis. Mais après cinq titularisations dans les étuves américaines, son corps a dit stop. Au retour, il n’a disputé que deux matchs de Liga avant d’être freiné par une blessure contre l’OM en Ligue des champions. Aussitôt, les féroces éditorialistes ont ressuscité le souvenir de Jonathan Woodgate, défenseur de Newcastle cher payé en 2004 et qui n’a pas dépassé 14 apparitions en deux saisons.
Le Clásico pourrait marquer son retour progressif dans une défense où dépanne le milieu uruguayen Federico Valverde. On saura dans quelques mois s’il marche plutôt dans les pas de David Beckham, un autre Anglais avec une main à la place du pied, qui a laissé un grand souvenir à Madrid.