L'aventure continue et on finirait presque par s'y habituer. Un mois après son titre de champion d'Europe, le PSG s'est hissé en demi-finale de la Coupe du monde des clubs en se défaisant du Bayern à Atlanta (2-0) au bout d'un match suffocant, à l'intensité folle, terminé à neuf et marqué par la grave blessure de Musiala. On pourrait en déduire que Munich, où avait lieu la finale de la Ligue des champions, réussit au club de la capitale, mais c'est surtout le signe qu'il habite sur une autre planète en 2025. Avec Désiré Doué et Ousmane Dembélé mis en orbite.
Le néo-Bleu a pris un an depuis sa master class contre l'Inter Milan mais a peaufiné son CV de jeune homme des grands matchs, à douze minutes de la fin. Le champion du monde 2018, remplaçant au coup d'envoi, a anéanti l'idée de prolongations.
Évacuons le sujet du Ballon d'or : le PSG de Luis Enrique a gagné le respect en surfaçant l'individualisme. Au fond, ce serait presque une consécration, celle d'un projet de jeu et d'un choix politique, qu'aucun joueur n'en tire un bénéfice personnel. Ou au moins qu'on arrête d'en parler car tous, à tour de rôle, ont eu leur part dans ces grands travaux collectifs, en rupture avec l'ADN du club.
Rien n'arrête ce PSG. Pas même le mastodonte allemand, face auquel il restait sur quatre défaites en quatre ans. Il a pourtant été asphyxié comme rarement par le pressing des Bavarois, qui ont confirmé qu'ils maîtrisaient au moins aussi bien leur partition. Les Parisiens ont donné le change. Mais ils n'ont pas été malheureux, non plus, que l'arbitre anglais siffle la mi-temps alors que Donnarumma, excellent par ailleurs, venait de plier la jambe de Musiala dans la surface. M. Taylor a été plus prompt à expulser Hernandez pour un léger coup de coude, quelques minutes après le rouge logique dégainé pour Pacho.