Rencontre avec Alexandre Mulliez, petit-fils du fondateur d’Auchan et propriétaire du FCV en Ligue 3, à l’occasion de la sortie de la saison 2 du « Club » sur Canal+.Ils pourraient couper au montage. Effacer leurs erreurs. Lisser les conflits. Faire comme ces institutions qui ouvrent leurs portes sans exposer leurs fissures. Au FC Versailles, en Ligue 3, c’est l’inverse. Le Club dévoile les réunions de crise, les prises de tête tactiques, le stress financier et les états d’âme. Le million de téléspectateurs happés par la saison 1 ne devrait pas être déçu par la suite des aventures de l’équipe des Yvelines, diffusée à partir de ce dimanche 26 juillet sur Canal+. « Il faut être fou pour accepter cette transparence », s’étonne dès le premier épisode le président et actionnaire principal, Alexandre Mulliez. Sans se désavouer.
Dans une séquence, l’héritier de la richissime famille propriétaire d’Auchan devise avec son ami et associé Fabien Lazare, avant une émission de radio, où ils risquent d’être bousculés. « Qu’est-ce qu’on ne fait pas, quand même ! souffle Lazare. On pourrait avoir un petit supermarché, tranquille. » « Moi, je pourrais même ne rien foutre, être sur une plage à siroter des margaritas », enchaîne Mulliez.
Des mois plus tard, attablé dans un restaurant chic de la capitale, ce dernier débriefe : « Cette phrase ne va pas me servir. Oui, mon patrimoine est indécent, et je pourrais ne rien faire de mes journées. Mais je m’ennuierais, et je ne serais pas très fier. Cet argent, je le dois à mon grand-père, Gérard Mulliez, qui m’a transmis ses valeurs. Dans la famille, on travaille, on se fait mal. »