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Voile : Sasha Lanièce, bac + 8 et écurie 100 % féminine

Photo de Solen Cherrier

Solen Cherrier

Publié le 27 octobre 2025 à 07:30

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Sasha Lanièce a constaté la sous-représentation féminine et la défiance à l'égard des femmes dans le milieu de la voile.

Sasha Lanièce a constaté la sous-représentation féminine et la défiance à l'égard des femmes dans le milieu de la voile.

LTD/Manon Le Guen/Les Déferlantes

La Tribune Dimanche

N142 ● 21 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
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Polytechnicienne des mers malgré elle, Sasha Lanièce, 32 ans, met son impressionnant parcours scientifique au service de la course au large. À bord de son Class40, la skippeuse a lancé Les Déferlantes, première écurie 100 % féminine, qui bouscule les codes d’un milieu encore très masculin.

Au départ d’une course cet été, Sasha Lanièce a croisé « un monsieur très sympa » sur le ponton d’à côté. C’était Vincent Riou, lauréat du Vendée Globe 2004-2005, mais elle ne l’a su qu’à l’arrivée. « Je suis en train de faire ma culture voile, c’est parfois un peu ridicule », s’amuse la skippeuse de 32 ans, qui prend le départ en Class40 avec l’Allemande Susann Beucke à bord d’Alderan.

Sasha Lanièce n’a, certes, pas compulsé le trombino-scope des marins qui pèsent, mais elle peut parler biomécanique, neurochirurgie, modélisation numérique… et même entrepreneuriat puisque, pour naviguer, elle a fondé la première écurie 100 % féminine de course au large : Les Déferlantes.

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« J’ai un peu tendance à bifurquer », dit-elle à propos de son parcours, qui l’a menée de l’école d’ingénieurs des Arts et Métiers à un job de data scientist à l’Assemblée nationale en passant par un doctorat en physique à Normale sup et la Fédération française de rugby pour une thèse sur les blessures à la colonne cervicale.

Elle trouve néanmoins une constante, jusque sur l’eau : « Résoudre un système complexe avec plein d’inconnues au départ. » Elle a eu l’intention d’être ingénieure dans les énergies renouvelables puis de pousser dans la recherche en biophysique, et a finalement répondu à l’appel du large. 

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En 2018, cinq mois de césure en bateau-stop jusqu’aux Galápagos lui ont intimé de « mettre la mer dans [son] quotidien ». À ce stade, il faut resituer le contexte. Sasha Lanièce a grandi en région parisienne et a un gène familial de marin discret. Elle a découvert la voile à 14 ans aux Glénans, où elle a surtout navigué « en mode croisière ».

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Solen Cherrier

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