Voile : Charlie Dalin et son Havre de paix
Stéphane Colineau
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Charlie Dalin célèbre sa victoire avec des fusées à son arrivée aux Sables-d’Olonne, le 14 janvier 2025.
LTD/Jean-Louis Carli/ALEA
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Charlie Dalin célèbre sa victoire avec des fusées à son arrivée aux Sables-d’Olonne, le 14 janvier 2025.
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Charlie Dalin est un homme pressé. Pressé quand il s'agit de boucler son Vendée Globe en soixante-quatre jours chrono, dix de moins que le précédent record, détenu par Armel Le Cléac'h (2016-2017). Pressé aussi de brandir son trophée chez lui, en bord de Manche, peut-être mardi après sa tournée médiatique à Paris.
« Ma victoire appartient aux gens du Havre et à tous les Normands », décrète le lauréat, reconnaissant à l'égard de ses soutiens et formateurs locaux. Lui, épris d'une géographie qui a éveillé ses envies : « Jeune, je rêvais sur les plages en regardant les cargos qui disparaissaient derrière l'horizon, et sur les quais devant les voiliers de la Transat Jacques-Vabre. » Qui relie Le Havre à la Martinique les années impaires.
Dans la sous-préfecture de Seine-Maritime, le large n'est pas moins présent qu'à Brest ou à Lorient. Mais il ne charrie pas le même imaginaire. Son port est synonyme de labeur, la mer de danger. Ici, on largue les amarres pour pêcher ou transporter des conteneurs. En Bretagne, sur des plans d'eau mieux abrités, la plaisance divertit. Les Bretons, même éloignés des côtes, se transmettent une culture maritime. Les chefs d'entreprise rôdent autour des bateaux de course au large et les financent volontiers, intéressés par leur potentiel de communication.
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Les maisons havraises tournent souvent le dos à la mer. Il n'y a pas si longtemps, des habitants passaient des coups de fil de remontrance aux clubs de voile : « Ça ne va pas bien de mettre les enfants sur l'eau en plein hiver ?! » Francis Le Goff, expatrié breton devenu directeur général de la ligue de voile de Normandie et directeur de course de la Transat Café-L'Or (nouvelle appellation de la Jacques-Vabre), a été soufflé. Bien aidé par des pouvoirs locaux conscients du potentiel touristique et pédagogique de la voile, ce passionné se décarcasse pour offrir à sa terre d'adoption une meilleure place sur les cartes marines.
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