ALTEN : cultiver les compétences d’avenir est aussi une mission d’entreprise

Bruno Benoliel
Marie Brunel Photographe
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Bruno Benoliel
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Lauréat du label Best Managed Companies depuis son lancement en France, la fidélité d’ALTEN en dit beaucoup sur sa constance : « L’intérêt d’un label, c’est la régularité de son obtention, témoignage d’une implication sur le long terme. Avoir un marqueur de progression continue oblige à se questionner sur l’impact réel des actions que nous engageons », confirme Bruno Benoliel, Directeur général Adjoint du groupe ALTEN.
ALTEN compte plus de 58 000 collaborateurs présents dans 35 pays. Spécialisé dans le conseil en innovation, les compétences de ses collaborateurs, pour 90% des ingénieurs, est cruciale face à la rapidité des évolutions technologiques. Le groupe s’est fixé pour objectif de démocratiser l’usage de l’IA dans tous ses métiers, et a pour cela développé des cycles de formation à l’intelligence artificielle. Il a également signé un partenariat privilégié avec des acteurs reconnus, tels que Mistral AI, pour déployer en interne des solutions de pointe et accélérer le déploiement d’offres adaptées aux spécificités de chaque secteur.
La montée en compétences permanente des équipes constitue donc un enjeu de compétitivité et d’avenir pour le groupe. « Mais nous ne formons pas seulement pour répondre à une tendance de marché, nuance Bruno Benoliel. Nous y voyons aussi une véritable responsabilité sociétale. Assurer l’employabilité future de ses collaborateurs fait partie de la mission d’une entreprise. Quitte à rendre ses propres collaborateurs plus attractifs sur le marché de l’emploi. »
Le dirigeant n’est donc pas surpris de voir des ingénieurs formés aux dernières technologies poursuivre leur carrière en dehors du groupe. « Un certain renouvellement des effectifs est nécessaire, favorisant l’intégration de jeunes diplômés aux compétences récentes, en complémentarité avec l’expérience des collaborateurs en poste. Tout l’enjeu est de trouver le juste équilibre, car trop de départs nuirait à la capitalisation des connaissances au sein de l’entreprise ». Bruno Benoliel estime ainsi le turn-over idéal entre 18 % et 23 %. En dessous, cela peut avoir un impact sur les opportunités de carrière en interne mais, au-delà, c’est le socle des savoirs interne qui s’affaiblit.
Sans surprise, la politique RH du groupe est donc au cœur de sa stratégie de développement. Avec une moyenne d’âge de ses collaborateurs autour des 30 ans, il faut conjuguer les perspectives d’évolution professionnelle, tout en répondant aux aspirations en matière de sens et d’équilibre, et sans y perdre en cohérence collective. « Il s’agit de priorités de fond pour ALTEN, pas simplement d’arguments marketing. » Développer les initiatives liées à la qualité de vie au travail, rénover les bureaux et les espaces communs, renforcer le droit à la déconnexion… : « loin d’être des initiatives isolées, ces actes s’intègrent dans une politique d’ensemble, qui place le collaborateur au centre », appuie le Directeur général adjoint.
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Prendre toute la mesure de l’engagement d’une entreprise en matière de gouvernance, de responsabilité sociétale, n’est pas chose aisée. ALTEN considère l’évaluation de sa stratégie par un jury externe comme un véritable atout. « Le label Best Managed Compagnies ne juge pas seulement la performance économique, mais aussi l’environnement de travail, l’engagement environnemental, les politiques RH », rappelle Bruno Benoliel. Il voit dans ce label une occasion de confirmer les axes de renforcement potentiel pour son entreprise et un regard pertinent sur le suivi des engagements pris. Voilà pourquoi la constitution du dossier de labellisation mobilise chaque année une équipe pluridisciplinaire. « Obtenir le label, c’est important. Le conserver, c’est essentiel », conclut le dirigeant, rappelant ainsi qu’une gestion responsable s’éprouve dans la durée.