• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
PartenairesSupplément

Vos meilleures décisions sont peut-être les plus dangereuses

La Tribune

Publié le 03 avril 2026 à 09:19

Jerome Viro, conférence La Tribune

Jerome Viro, conférence La Tribune

La Tribune

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 2

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 3

    Bouygues Telecom se met en état de marche avant d’absorber SFR

  • 4

    Bourse : Nvidia et les géants des puces dévissent sur les marchés, Apple devient la première capitalisation mondiale

  • 5

    Dépassé par la pollution perpétuelle des mines d’or, Orano cherche comment stocker les boues toxiques

  • 6

    Ferroviaire : la Tunisie poursuit la modernisation de son réseau en commandant 18 nouvelles rames

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Un lundi matin, un comité de direction valide un investissement de 7 millions d’euros. La décision est unanime. Les chiffres sont solides, le business case impeccable, le cabinet de conseil a béni le dossier. Six mois plus tard, le projet est enterré. Post-mortem : rien dans les données ne justifiait cet enthousiasme collectif. Les signaux contradictoires étaient là, dans les mêmes slides, sur les mêmes tableaux. Personne ne les a vus.

Par Jerome Viro — Conférencier mentaliste, Docteur en Sciences, ex-CTO et directeur général

Ce scénario n’est pas une fiction de management. C’est une situation que j’ai observée des dizaines de fois, d’abord pendant plus de vingt ans en tant que directeur R&D puis CTO et directeur général dans l’industrie technologique, et aujourd’hui comme conférencier mentaliste auprès de comités exécutifs. Le problème n’est jamais l’intelligence des gens autour de la table. Le problème, c’est ce que leur cerveau fait de cette intelligence à leur insu.

Le CODIR : un concentré de biais sous pression

Daniel Kahneman et Amos Tversky ont formalisé les biais cognitifs dans les années 1970. Cinquante ans de recherche plus tard, la littérature scientifique en a répertorié plus de 200. Mais voici ce qui devrait préoccuper tout dirigeant : ces biais ne diminuent pas avec l’expérience.

La prise de décision CODIR cumule trois facteurs aggravants que la recherche en psychologie cognitive a largement documentés.

Le premier est la pression temporelle. Quand un comité exécutif doit arbitrer en deux heures ce qui pourrait mériter deux semaines d’analyse, le cerveau active ce que Kahneman appelle le « Système 1 », rapide, intuitif, et remarquablement perméable aux raccourcis cognitifs. Le biais de confirmation prend alors les commandes : chacun filtre inconsciemment les données pour conforter l’hypothèse déjà formée avant même que la réunion ne commence.

Le deuxième facteur est ce que l’on appelle l’ancrage. Une estimation budgétaire posée en ouverture de séance — même arbitraire — devient le point de référence autour duquel gravitent toutes les discussions suivantes. Des décennies d’expérimentation en économie comportementale montrent que les ajustements par rapport à cet ancrage initial sont systématiquement insuffisants. On négocie à la marge quand il faudrait repenser l’ensemble.

Enfin, le troisième est la conformité sociale. Dans un comité restreint de cinq à dix personnes, contredire frontalement le directeur général ou le membre le plus senior a un coût symbolique que peu sont prêts à payer. Le résultat : un consensus de façade qui masque des objections légitimes. Le psychologue Irving Janis a qualifié ce phénomène de groupthink.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Quand l’expérience devient un piège

Il y a un paradoxe fascinant dans les biais cognitifs en entreprise : plus un dirigeant a d’expérience, plus il fait confiance à son intuition — et plus cette intuition est susceptible de le tromper dans un environnement qui a changé.

C’est le biais du survivant appliqué au leadership. Les méthodes qui ont fonctionné dans le passé acquièrent une aura de vérité définitive. Un DG qui a redressé une filiale par la réduction des coûts il y a quinze ans aura tendance à prescrire le même remède aujourd’hui, même si le diagnostic appelle une stratégie de croissance. Non pas par paresse intellectuelle, mais parce que son cerveau a codé cette expérience comme un schéma fiable.

Ce phénomène est amplifié par ce que les chercheurs appellent l’« illusion de validité » : le sentiment subjectif de certitude augmente avec la cohérence narrative d’une analyse, indépendamment de sa qualité prédictive réelle. Le groupe peut se sentir parfaitement aligné et lucide au moment précis où il est le plus aveugle.

L’irruption de l’intelligence artificielle dans les organisations offre un cas d’école. Face à une technologie qui bouscule les repères établis, beaucoup de comités de direction réagissent avec les grilles d’analyse qui ont fait leurs preuves : automatisation, réduction d’effectifs, gain de productivité. Or l’IA générative ne se comporte pas comme les vagues technologiques précédentes. Elle produit des réponses fluides, structurées, convaincantes — et parfois entièrement fausses. Décider de son déploiement avec les réflexes d’hier, c’est précisément le type d’angle mort que les biais fabriquent à l’insu de ceux qui décident.

Ce que le mentalisme rend visible

Les biais cognitifs sont bien documentés. Le plus difficile n’est pas de les expliquer, mais de les rendre perceptibles au moment où ils agissent. C’est là que le mentalisme apporte quelque chose d’unique : il transforme un concept abstrait en expérience immédiate.

Mentalisme et biais cognitifs
Mentalisme et biais cognitifs (Crédits : La Tribune)

Il suffit parfois de quelques minutes. Une salle entière croit avoir vu, compris ou retenu la même chose ; puis l’on découvre que chacun a reconstruit une version légèrement différente des faits. Son implication en comité de direction est loin d’être anodine : face à une même information, nous ne lisons pas tous la réalité, nous la reformulons instantanément à travers nos attentes, nos cadres et nos intérêts.

Lorsqu’un dirigeant constate en direct la facilité avec laquelle son propre cerveau comble, filtre ou reconstruit, la discussion sur la décision change de nature. Entre comprendre un biais et l’éprouver, l’écart est considérable.

Il y a un moment, dans ces démonstrations, qui revient presque systématiquement. Celui où une personne affirme avec une conviction totale quelque chose qu’elle n’a pas vu, mais qu’elle est persuadée d’avoir observé. Ce n’est pas un manque d’attention. C’est le cerveau qui a comblé un vide avec ce qui lui semblait logique. Quand ce moment se produit devant un comité de direction, le silence qui suit est rarement anodin. Chacun mesure, sans qu’on ait besoin de l’expliquer, ce que ce mécanisme implique pour ses propres arbitrages.

C’est souvent à ce moment-là qu’un comité devient plus exigeant avec ses propres certitudes, non parce qu’il a appris une théorie de plus, mais parce qu’il a éprouvé sa propre vulnérabilité cognitive.

Pourquoi les garde-fous ne suffisent pas

On pourrait dresser la liste des protocoles anti-biais : contradicteur formel, reformulation inversée, séparation entre exploration et validation. La plupart relèvent du bon sens et, bien que connus et pertinents, ils sont pourtant rarement appliqués.

Le problème est moins leur existence que l’illusion qu’un savoir théorique suffira à contenir des mécanismes qui se déclenchent précisément sous pression. Un dirigeant peut parfaitement connaître le biais de confirmation — et y succomber dans la même réunion. Non par manque de compétence, mais parce qu’un biais ne disparaît pas au simple motif qu’on sait le nommer.

C’est aussi ce qui donne à ces démonstrations leur portée concrète. Avec les neurosciences, le mentalisme a en commun de rendre perceptibles des mécanismes cognitifs qui, d’ordinaire, restent abstraits. Lorsqu’un comité de direction en fait l’expérience collectivement, les certitudes se relâchent et l’attention devient plus rigoureuse.

L’IA et ses « hallucinations avec assurance » nous offrent d’ailleurs un miroir saisissant de ce phénomène très humain.

La décision, un acte plus psychologique que rationnel

La prise de décision n’est pas seulement un exercice rationnel. C’est un phénomène psychologique partagé. Et c’est précisément ce qui la rend à la fois exigeante et fascinante.

Jerome Viro est conférencier mentaliste, docteur en sciences (INRIA) et détenteur de 100+ brevets internationaux. Ancien CTO et directeur général dans la tech, il intervient notamment auprès de comités de direction sur les mécanismes cognitifs qui influencent les décisions collectives.

La Tribune

Sur le même sujet

CGTN

L’économie chinoise renforce sa résilience dans un monde en mutation

Malgré les tensions géopolitiques, le ralentissement du commerce mondial et les incertitudes énergétiques, l’économie chinoise continue de faire preuve de résilience. Plusieurs organisations internationales soulignent le rôle croissant de la Chine dans la stabilité de l’économie mondiale, porté par l’innovation technologique, la modernisation industrielle et l’ouverture économique.

La Tribune Now
Souveraineté numérique, intelligence artificielle et compétitivité : comment un écosystème français transforme la veille commerciale

IA, souveraineté numérique et compétitivité : comment un écosystème français transforme la veille commerciale

Pendant longtemps, les entreprises françaises souhaitant se développer à l'international s'appuyaient presque exclusivement sur des solutions logicielles étrangères pour assurer leur veille commerciale, identifier des appels d'offres ou analyser les marchés.

Supplément
VCG

WAIC 2026 : la Chine muscle sa filière de l’IA et affiche ses ambitions planétaires

L’édition 2026 de la Conférence mondiale sur l’intelligence artificielle (WAIC) et de la Réunion de haut niveau sur la gouvernance mondiale de l’IA se tiendra du 17 au 20 juillet à Shanghai, sous le thème évocateur : « Des partenaires intelligents pour bâtir ensemble l’avenir ».

Supplément
CISCE 2026 : le monde se connecte à Beijing

CISCE 2026 : le monde se connecte à Beijing

La 4e édition de l’Exposition internationale des chaînes d’approvisionnement de la Chine (CISCE), qui se tient du 22 au 26 juin à Beijing, confirme une nouvelle fois son statut de rendez-vous incontournable de l’économie mondiale. Plus de 1 200 exposants issus de 85 pays, régions et organisations internationales y participent.

Supplément
Zurich France a décidé de repenser entièrement l'expérience client et courtier en s'appuyant sur l'intelligence artificielle.

Moins de clics, plus d'expertise : la recette de Zurich France pour séduire les PME et ETI

Pendant longtemps, les entreprises ont dû composer avec une réalité paradoxale : alors qu'un particulier pouvait, en quelques clics, assurer sa voiture, une entreprise devait encore naviguer entre de multiples échanges et validations pour protéger ses sites de production, ses entrepôts, ses infrastructures numériques ou encore sa responsabilité vis-à-vis de ses clients et partenaires.

La Tribune Now
Pierre-Henri Havrin, Directeur du recrutement et de la mobilité France chez BNP

La mobilité interne, un levier stratégique de transformation

Pour Pierre-Henri Averin, Directeur du recrutement et de la mobilité France de BNP Paribas, la transformation d'une entreprise ne se résume pas à l'intégration de nouvelles technologies ou à l'évolution des organisations. Elle passe avant tout par les femmes et les hommes qui la composent, leur capacité à développer de nouvelles compétences et à évoluer tout au long de leur parcours professionnel.

IBM Consulting
« Do You Speak Touriste ? » : un guide pour relever les nouveaux défis du tourisme francilien

« Do You Speak Touriste ? » : un guide pour relever les nouveaux défis du tourisme francilien

Avec près de 24 milliards d'euros de retombées économiques en 2025, le tourisme a retrouvé son rythme de croisière en Ile-de-France. Mais si la marque « Paris » reste ultra-attractive, l'enjeu consiste désormais à offrir une expérience toujours plus qualitative et plus diversifiée pour désengorger le centre-ville, allonger les séjours et répartir les retombées économiques sur l'ensemble du territoire.

La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
Les transporteurs de gaz naturel liquéfié (GNL) échappent encore en grande partie aux politiques climatiques

Méthaniers : cet angle mort des politiques climatiques qui pourrait coûter cher

Les transporteurs de gaz naturel liquéfié (GNL) échappent encore en grande partie aux politiques climatiques des établissements financiers. Pourtant, leur impact environnemental est documenté et l’expansion de cette flotte s’avère en inadéquation avec les besoins économiques réels.

La Tribune Now