Avec plus de deux ans de retard, le pôle vélo de Tours sortira de terre en fin d’année grâce au coup de pouce financier de l’Etat. Il devrait atteindre sa vitesse de croisière en 2027.La Capitale de la Touraine, qui tente de s’imposer comme l’une des premières villes « cyclables » de l’Hexagone depuis l’arrivée aux affaires en 2020 d’un maire écologiste, vient de franchir une étape décisive dans la réalisation de cet objectif.
D’une part, Tours s’est hissée à la 6e place des grandes agglomérations françaises, selon le dernier baromètre 2025 de la Fédération des Usagers de la bicyclette (FUB). Désormais, elle dépasse Nantes et talonne Annecy en termes de nombre et de qualité des aménagements cyclables. D’autre part, son pôle vélo a été sélectionné, parmi 28 lauréats, dans le cadre de l’Appel à Projets Industries du Vélo, lancé en 2024 par l’ADEME et le Secrétariat Général pour l’Investissement (France 2030).
D’un montant total de 56 millions d’euros, il s’inscrit en droite ligne de la nouvelle filière France vélo lancée en juin 2024 par le député du Val de Marne Guillaume Gouffier-Valente (Renaissance). Au plan local, une enveloppe de 2,2 millions d’euros sera répartie entre les différents initiateurs du pole. Il s’agit de la Société d’Economie de Touraine (SET), dépendant de Tours métropole, ainsi que des constructeurs de vélos haut de gamme Cyfac-Meral, de vélos cargo Véloma, enfin de la coopérative de recyclage Veloop. Concrètement, l’objectif du projet est de fédérer à Tours d’ici 2027 un écosystème performant autour de la production et du reconditionnement de cycles.
Mini-usine locale mutualisée
Initié fin 2022 sur la zone industrielle du Menneton, située dans les quartiers ouest de la ville, le pôle vélo de Tours a pris du retard depuis plus de deux ans, après l’installation de Cyfac-Meral dans un ancien bâtiment du groupe de dépannage Meltis. En cause notamment, le mauvais état de ces locaux désaffectés, qui a occasionné plus d’un an de travaux de réhabilitation. Ils seront en principe achevés fin 2025 par la SET. Le site comprendra donc début 2026 un couloir de production de 3. 000 m2 ainsi qu’un espace commerce de quelque 600 m2. « Cette mini-usine mutualisée sera en mesure de fabriquer annuellement 1000 cadres de vélos pour nos deux marques Cyfac et Méral, mais aussi en marque blanche pour d’autres acteurs, assure Aymeric Le Brun, PDG de Cyfac. De son côté Veloop prévoit également d'y recycler et d'y remettre sur le marché un millier de vélos par an ».