À une vingtaine de kilomètres au nord de Toulouse, les prémices de la future ligne à grande vitesse vers Bordeaux prennent forme. A Saint-Jory, une passerelle permettant l'accès aux futures voies ferrées a déjà été installée. D'après SNCF Réseau, environ 25 % de ces aménagements ferroviaires au nord de Toulouse et au sud de Bordeaux ont déjà été accomplis avec l'objectif d'une mise en service fin 2031.
Cette première tranche de travaux est le préalable au lancement en 2028 de la construction des deux lignes à grande vitesse reliant Bordeaux à Toulouse attendue pour 2032 puis à Dax d'ici 2034-2035 au plus tôt (voir encadré). Un gigantesque projet à 14 milliards d'euros qui doit en principe être financé à 40 % par l'Etat, à 40 % par les collectivités locales et enfin à 20 % par l'Europe.
Le région Occitanie a profité d'un déplacement à Toulouse des représentants de la Commission européenne pour leur faire visiter ce mardi 2 décembre les premiers aménagements ferroviaires au nord de la Ville rose.
« Face aux mensonges qui sont colportés, je tiens à dire que l'Europe soutient le projet de ligne nouvelle du Sud-Ouest à hauteur de 20 %. Ces crédits sont bien prévus et ils sont bien actés. Au-delà d'être un préalable à la future LGV, ces aménagements sont indispensables face à la saturation ferroviaire locale. Depuis 2018, la fréquentation des trains entre Toulouse et Montauban a augmenté de 93 %, soit quasiment un doublement du nombre de voyageurs », a pointé Carole Delga, la présidente de région.