Le calendrier de financement très serré des LGV Sud-Ouest
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Le projet des LGV Sud-Ouest vise notamment à mettre Toulouse à 1h seulement de Bordeaux.
SNCF Réseau
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Le projet des LGV Sud-Ouest vise notamment à mettre Toulouse à 1h seulement de Bordeaux.
SNCF Réseau
Depuis un an et demi, les promoteurs de la grande vitesse martèlent une nouvelle stratégie de communication : « La LGV Sud-Ouest n'est plus un projet mais un chantier entré en phase opérationnelle. » Une prophétie autoréalisatrice comme pour convaincre que les lignes reliant Bordeaux à Toulouse puis à Dax se feront quoi qu'il advienne. Si SNCF Réseau a bien attribué une des plus grosses missions d'ingénierie ferroviaire de l'Histoire pour préparer le terrain, il reste encore beaucoup de chemin pour boucler le budget et donner le coup d'envoi des travaux des lignes nouvelles.
Le financement des opérations, estimées à 14 milliards d'euros en 2021 avant la période inflationniste, doit être abondé à 40 % par les collectivités locales, 40 % par l’État et 20 % par l'Union européenne. Pour lancer la machine, les premières se sont organisées avec les régions Nouvelle-Aquitaine et Occitanie en tête et, par un jeu d'emprunts et de fiscalité locale, sont parvenues à mobiliser 160 millions d'euros par an. Suffisant pour un amorçage mais, pour inaugurer le tronçon Bordeaux-Toulouse comme espéré en 2032, il faudra lancer les grandes manœuvres dès 2028 et donc mobiliser l'argent en conséquence.
SNCF Réseau, maître d'ouvrage des opérations, bénéficie donc de la bénédiction des collectivités engagées sur 40 ans. Côté État, la société de projet dit avoir reçu « un engagement ferme et définitif de plus d'un milliard d'euros ». Au vu des restrictions budgétaires annoncées par le gouvernement, le versement des 4,6 milliards restants est loin d'être acquis, comme en témoigne la mobilisation de l'entreprise ferroviaire.
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« La conférence Ambition France Transports a proposé des solutions pour annualiser les efforts de l’État, en ayant recours à des ressources qui ne dégradent pas son budget », relève Guy Kauffmann, directeur général de la société de projet, décidé à soumettre au ministère des Transports ces « pistes de plus en plus sérieuses ». Parmi elles, les recettes des péages routiers et ferroviaires pour financer la construction de l'infrastructure.