Cinq ans après le Covid, le spécialiste des loisirs a présenté des résultats records. Il annonce aussi le retour d'un train de nuit pour les Alpes.
Alors que les chutes de neige viennent de donner le coup d'envoi de la saison de ski, avec quelques jours d'avance, au cœur de plusieurs massifs, avis de beau temps pour la Compagnie des Alpes. La filiale de la Caisse des dépôts et de consignations (CDC) a publié des résultats annuels dans le vert qui témoignent de la solidité du groupe.
Et surtout, de sa résilience après la pandémie. Cinq années plus tard, l'exploitant de parcs de loisirs et de domaines skiables maintient sa progression avec un chiffre d'affaires en hausse de 12,8 % à 1,4 milliard d'euros et des bénéfices à 107 millions d'euros (+ 15,8 %).
Son excédent brut opérationnel (EBO) grimpe lui aussi de 16,7% à 409 millions d'euros tandis que sa marge d'EBO progresse à 29,3 % du chiffre d'affaires (+1 point). De quoi conduire la CDA à redistribuer la moitié du résultat net à ses actionnaires, à raison d'un dividende de 1,10 euro par action.
Et ce, toujours dans une optique d'investissements : après avoir investi l'an dernier 254 millions d'euros, l'exploitant se prépare à nouveau à investir l’an prochain 20 % de son chiffre d'affaires.
Les parcs de loisirs toujours plus haut
Première source de revenus du groupe, son activité liée aux parcs de loisirs a enregistré une croissance de +10,5 % à périmètre comparable, avec 678 millions d'euros de chiffre d'affaires. La CDA mise désormais sur l'intégration du site Bellantis, « l' un des plus grands parcs d'attractions dans l'est de l'Allemagne », pour le transformer « en un premier parc Astérix hors de France ». Cette mutation graduelle, « en accord avec les éditions Albert René », se traduira dès 2026 par une première zone dédiée à Idéfix, avec la capacité d'accueillir, « à terme, près de 900.000 visiteurs par an ».
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De quoi venir compléter le plan d'investissement de 250 millions d'euros d'ici 2030, annoncé en octobre dernier par la Compagnie des Alpes au sein du parc Astérix, cette fois en France. En capitalisant sur plusieurs volets (nouvelles attractions, création d'un quatrième hôtel, augmentation de 20 % de la capacité et des activités indoor), l'ambition est bien de faire « entrer dans le top 5 des parcs d'attractions européens » le parc français, qui se pose aujourd'hui comme le second parc d'attractions le plus visité au sein de l'Hexagone derrière Disneyland Paris (2,9 millions de visiteurs sur la saison 2024-2025).