Emirates a inauguré son neuvième A350 sur la ligne Lyon-Dubaï en septembre dernier. Il s'agit du deuxième appareil de cette série placé par la compagnie en Europe après Edimbourg.
Alors que Qatar Airways a suspendu la ligne Lyon-Doha en mai 2025 à peine deux ans après son ouverture, Emirates vient quant à elle de placer son nouvel A350 sur le tarmac lyonnais. Les deux compagnies ont adopté des stratégies différentes pour adresser les vols long-courriers dans les métropoles régionales.
Le soleil tapait sur le tarmac lorsque le nouvel appareil de la compagnie aérienne Emirates s'est posé à l'aéroport de Lyon, le 12 septembre dernier. La compagnie dubaïote,la plus importante du Moyen-Orient, inaugurait son neuvième A350 sur une commande de 65 avions, afin d'assurer les vols quotidiens Lyon et Dubaï. Il s'agit du deuxième avion placé en Europe par la compagnie après Edimbourg.
Ce nouvel appareil va exploiter cette ligne lancée en 2012, et opérée quotidiennement depuis 2018. Fraîchement sorti des ateliers d'Airbus, l'A350 est doté de 322places, soitune trentaine de siègesen moins par rapport à son prédécesseur sur le Lyon-Dubaï, un Boeing 777. Présenté par Emirates comme l'apothéose de son « expérience prémium », le nouvel appareil est également 20 à 30% moins coûteux à exploiter, grâce à ses matériaux composites, plus légers, lui permettant de voler au delà des 12.000 mètres d'altitude et ainsi économiser son carburant.
Enjeu capacitaire
Dans le même temps, une autre compagnie du Golfe, au modèle relativement similaire, s'est repositionnée en France : il s'agit de Qatar Airways, qui s'est installée à Toulouse et à Lyon en 2023, mais qui a suspendu ses lignes dans les deux aéroports à peine un an et deux ans après son installation. La raison évoquée est le manque de rentabilité des lignes, malgré des taux de remplissage de 75 à 80% à Toulouse pour un Airbus A330-300 de 305 sièges.
Mais pour que le modèle s'opère, encore faut-il pouvoir placer le bon avion au bon endroit.« Ce qui va faire la rentabilité d'une ligne, c'est d'abord de placer le bon avion à la bonne place, mais aussi de remplir les classes Premium et Business, et enfin de jouer sur la partie cargo. C'est un triptyque », relève Paul Chiambaretto, professeur à la Montpellier School of Business et directeur de la chaire Pégase sur l'économie du transport aérien.
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