Baignade dans l'Isère : comment Grenoble veut reconquérir son fleuve
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L'Isère à Grenoble.
Lauro Laureano/Pexels
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L'Isère à Grenoble.
Lauro Laureano/Pexels
C’était l’une des promesses de campagne de la nouvelle maire de Grenoble, Laurence Ruffin (EELV) : rendre la baignade dans l’Isère possible au sein de la capitale des Alpes, à l’image de ce qui se réalise déjà dans plusieurs villes européennes. Et à peine élue, elle entend la proposer, dès cet été.
Dans un premier temps, la Ville organiserait un “Big Splash”, c’est-à-dire une baignade ponctuelle et surveillée. « Nous partirons a priori sur une baignade dérivante, le temps d’une après-midi, en juin ou en août, dans l’Isère », explique Gilles Namur, adjoint Cadre de vie, biodiversité et mobilités. Le secteur serait balisé par des bouées, avec des sauveteurs qui encadreraient des nageurs équipés de bouées de dérive.
« L’idée est de montrer que la baignade en ville n’est pas une utopie, qu’elle peut améliorer la qualité de vie et participe à la reconquête de l’espace public », explique-t-il. Un postulat qui trouve un écho particulier dans le contexte du changement climatique, avec une offre de baignade inférieure à la moyenne dans la capitale des Alpes, et des températures élevées l'été.
Pendant la dernière mandature, une étude complète a été réalisée par l’urbaniste Elise Lemercier, afin d’identifier les défis et les enjeux autour de cette baignade urbaine. Un travail sur lequel les élus s’appuient aujourd’hui, tout comme les initiatives ponctuelles de baignades, déjà organisées par le Collectif des gens qui ont chaud, dans la métropole grenobloise.
Cependant, ouvrir une véritable baignade urbaine ne peut se faire en un jour. Plusieurs freins, culturels ou réglementaires, doivent être levés. Premier enjeu : la réglementation en matière d’accès au cours d’eau.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.
