Le Sytral a lancé au printemps 2025 une ligne de transport fluvial dans la capitale des Gaules. Une offre qui s'ajoute à celle du réseau de transport en commun lyonnais.
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Six mois après la reprise du transport fluvial de passagers dans la capitale des Gaules, la ligne Navigône relancée par le syndicat des transports lyonnais franchit un nouveau cap : le passage de sa flotte à l'électrique. Un pas de plus vers une mobilité plus « apaisée » pour ce projet évalué à 53,7 millions d'euros sur sept ans.
Depuis le début de leur mandat, les deux exécutifs écologistes de la ville de Lyon portent l'ambition de rapprocher les Lyonnais de leur fleuve. La relance, près d'un siècle après l'arrêt des bateaux-mouches, d'un nouveau transport en commun fluvial par le Sytral (syndicat des transports lyonnais) via la ligne Navigône, répond à cette stratégie. Et à l'objectif de « décarbonation des transports » de la Métropole, a rappelé Bruno Bernard, président du Grand Lyon, lors de l'inauguration des nouvelles navettes à propulsion électrique qui opèreront la ligne.
Car jusqu'ici, le service lancé au printemps dernier et opéré par RATP Dev/ Les Yatch de Lyon pour sept ans dans le cadre d'une délégation de service publique, s'appuyait sur deux navettes à propulsion thermique, louées en attendant l'arrivée de leurs remplaçantes. Fabriquées par la société vendéenne Océa, implantée aux Sables d'Olonne, celles-ci peuvent accueillir 90 passagers, en intérieur ou en extérieur - debout ou assis - et six emplacements vélo. Une place dédiée aux personnes à mobilité réduite est également présente. La société Eve System (Taluyers) fournit les batteries, tandis que l'entretien est réalisé par Secodi, à Chassieu.
Ces navettes promettent une navigation presque sans bruit et sans remous grâce au travail effectué sur le batillage, qui vise à participer également à la préservation de la biodiversité, a mis en avant l'élu écologiste.
53 millions d'euros d'investissement
Deux nouveaux catamarans viendront rejoindre ces deux premières navettes au printemps prochain, montant la flotte totale capable d'opérer sur l'axe Vaise Industrie - Confluence en passant par la Presqu'île à quatre bateaux. Ce qui devrait aussi permettre d'augmenter la fréquence des passages, indique Bruno Bernard.
Au total, le montant de cette délégation de service public s'élève à 53,7 millions d'euros pour l'ensemble des investissements requis pour la durée totale du contrat. « C'est cinq fois le prix d'un bus », a comparé Bruno Bernard. Un financement important donc, auquel ont contribué l'Etat via l'Ademe et Voix Navigables de France. Le premier a participé à hauteur de 670.000 euros, dont 280.000 euros fléchés vers les navettes. L'établissement public à caractère administratif a quant à lui apporté 804.000 euros, dont 600.000 pour le transport.
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