A quatre ans des Jeux Olympiques des Alpes 2030, les acteurs de l'aménagement de la montagne ont scruté de près les enseignements des JO de Milan Cortina 2026.
Dès le lendemain de la clôture des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina en Italie, le compte à rebours des JO des Alpes françaises 2030 a démarré. Le directeur du Cluster Montagne, Benoit Robert, revient sur les premiers enseignements qui peuvent être tirés de l’expérience italienne en prévision des Jeux 2030.
Le directeur du Cluster Montagne, Benoit Robert. (Crédits : Cluster Montagne)
BENOIT ROBERT – Nous avons quelques entreprises françaises de l’aménagement de la montagne qui ont travaillé sur les sites des Jeux Olympiques de Milan, comme MND et plus largement GL Events. Ces sites s’inscrivent dans un haut-lieu de l’industrie européenne de l’aménagement de la montagne, très concurrentiel.
Dès le départ, on a observé une volonté de faire de ces Jeux de Milan une forme de showroom du savoir-faire de l’Italie du Nord en particulier, portée par deux grands groupes, que sont Leitner (pour les remontées mécaniques) et TechnoAlpin (pour la neige de culture).
Néanmoins, on s’aperçoit que sur les deux dernières années, les choses se sont faites un peu dans la précipitation en Italie et qui ont débouché finalement sur un appel à des groupes français, qui se caractérisent par leur souplesse et leur agilité, afin de reprendre notamment le volet des installations temporaires.
Les installations temporaires étaient justement au cœur des enjeux cette année ?
Ce qui est intéressant, c’est que même si ces Jeux de Milan ont entraîné la création de quelques équipements à pérenniser, les installations temporaires ont démontré que l’on peut organiser un grand évènement international, et ne garder que le meilleur.