Chili, Kazakhstan, Chine... Au premier jour du salon Mountain Planet, une partie des quelques 23.000 professionnels et 2.900 visiteurs attendus chaque année, se massaient à l'entrée pour assister à cet événement d'ampleur international pour découvrir les dernières innovations des fabricants (MND, Doppelmayr, Poma, etc) ou échanger avec des élus et professionnels du secteur.
Cette année, la bâche d'accueil volait au vent, lacérée par des activistes anti-JO selon nos confrères du Dauphiné Libéré. De quoi donner le ton de cette édition où derrière l'optimisme des participants se lisaient une volonté : lutter contre le sentiment de « ski et montagne bashing » ressentis par les acteurs présents.
Si la candidature des Alpes françaises aux JO 2030 a souffert de quelques critiques concernant, notamment le manque de concertation avec les populations ou le possible impact sur l'environnement, Benoît Robert, directeur du Cluster Montagne, dresse quant à lui le portrait d'un événement porteur d'opportunité qui permettrait d'accélérer la transition vers le modèle de « la montagne de demain ». A savoir : un tourisme plus respectueux de l'environnement.
« Les Jeux Olympiques ont toujours apporté une révolution en France. En 1924, c'était l'avènement des sports d'hiver, en 1968, la démocratisation des sports d'hiver avec le Plan neige et, en 1992, l'internationalisation de nos destinations » , introduit Benoît Robert, qui estime que ces changements ont permis de faire de la France, et des Alpes, « la référence mondiale en termes de destination touristique hivernale » et qu'il n'y a aucune raison que l'édition 2030 ne soit pas marquée de la même ambition.