Dans le Doubs, un vieux barrage hydroélectrique transformé pour produire plus
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Levage et mise en place de la turbine numéro 1 pour la réhabilitation du barrage de Colombier-Fontaine (Doubs)
Amandine IBLED
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Levage et mise en place de la turbine numéro 1 pour la réhabilitation du barrage de Colombier-Fontaine (Doubs)
Amandine IBLED
Dans la stratégie française de transition énergétique, l’hydroélectricité reste souvent associée aux grands barrages alpins. Pourtant, un réseau de plus de 2 500 petites centrales est disséminé sur le territoire. Ces installations, souvent anciennes, représentent un potentiel important pour produire une électricité renouvelable locale sans artificialiser de nouveaux cours d’eau.
À l’heure où la France cherche à sécuriser son approvisionnement énergétique tout en réduisant ses émissions de carbone, la modernisation de ces infrastructures existantes gagne en intérêt. Moins visibles que l’éolien ou le solaire, ces unités offrent pourtant une production régulière et particulièrement utile durant les périodes hivernales.
« Les centrales hydroélectriques ont une production plus importante en hiver, quand la demande d’électricité est la plus forte, contrairement au photovoltaïque qui produit davantage en été », souligne François Romatier, chef de projet chez Dream Energy. C’est dans cette logique que l’entreprise, producteur et fournisseur d’énergie verte, investit dans la rénovation de centrales historiques réparties sur l’ensemble du territoire.
L’un de ces projets se concrétise actuellement à Colombier-Fontaine, dans le Doubs. Implanté sur le site d’une ancienne filature textile, le barrage local alimentait autrefois une petite centrale hydroélectrique aujourd’hui devenue obsolète. Endommagée par un incendie en 2015 et fortement dégradée, l’installation fait aujourd’hui l’objet d’un vaste programme de rénovation représentant plus de trois millions d’euros d’investissement.
Une étape symbolique du chantier s’est déroulée ce mardi avec le levage de deux turbines Kaplan - turbine hydraulique à hélice - de 250 kilowatts (kW), chacune pesant environ 11 tonnes. « Nous rénovons entièrement la centrale en passant de six anciennes turbines à deux turbines Kaplan beaucoup plus performantes. Cela permet de porter la puissance installée à 500 kW », explique François Romatier.
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