Le pop-up, nouvel eldorado du retail ?
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Le pop-up redéfinit le retail commercial.
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Le pop-up redéfinit le retail commercial.
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Le pop-up – anglicisme convenu pour désigner la boutique éphémère – a le vent en poupe, comme le souligne une étude récente qui fait état d’une progression annuelle de près de 9% de cette tendance jusqu’en 2027. Lancée initialement pour servir le secteur de la mode et des fashion weeks, le pop-up store est pourtant en train de redéfinir l’immobilier commercial.
Une mutation que Mathieu Grandjean – ex-Unibail Rodemco – a observé. « De nombreux acteurs ne se reconnaissent pas dans la clientèle des centres. Ce sont des espaces très mass-market, très contraints, aussi bien en termes de volume, de hauteur, de surface », analyse celui qui crée Nestrore il y a dix ans, percevant déjà l’opportunité que présentait cette façon de faire de l’immobilier commercial. Et qui, après Paris, Strasbourg ou Lyon, s’installe à Marseille.
Mathieu Grandjean de prévenir aussi que le pop-up store n’est pas une solution « magique », mais que cela correspond à une stratégie, à une réticence des propriétaires immobiliers de s’engager dans une boutique classique, qui va peser dans leur budget. Et que cela intègre, par ailleurs, parfaitement les stratégies marketing des marques.
Pas une machine à vendre
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Le succès du pop-up tient beaucoup sa capacité à faire vivre des expériences au consommateur. Temporaires certes, mais qui changent du parcours habituel dans les grands magasins. « Le pop-up store – à condition qu’il soit bien pensé – crée du lien avec la marque, parce qu’il y a un contact avec le produit, avec un vendeur, ce que certaines enseignes ont oublié. Le point de vente n’est pas une machine à vendre mais une machine d’échanges et d’interaction ».