L’intelligence artificielle n’a pas encore fait une entrée durable et rentable dans les petites et moyennes entreprises. Entre prise de conscience, appréhension des outils et usages à définir, les TPE et PME françaises jouent leur compétitivité, selon la CPME de l'Hérault et le cabinet Datasulting.« Dans les TPE-PME, on n’est pas prêt, craint auprès de La Tribune Grégory Blanvillain, le président de la CPME de l’Hérault. On n’a pas pris la mesure de l’enjeu de cette transformation qui est l’équivalent de la révolution industrielle et va changer le rapport au travail. Dans les entreprises, chacun s’y met en promptant, mais peu en font un outil de développement… Dans le meilleur des cas, l’IA est un simple outil et sert pour la gestion des e-mails, pour faire des comptes rendus de réunion, de la recherche documentaire ou de la mise en forme de slides. C'est encore un gadget. »
En 2025, l’IA s’est installée durablement dans les grandes entreprises comme une réalité opérationnelle, les usages sont réels (même si encore instables) et les cas d’usage encore en phase d’apprentissage. L’année 2026 pourrait être celle de la consolidation et de la maturité…, selon un panorama du cabinet Eleven Strategy.
Il n’en va pas de même dans les TPE et PME, dont la taille, la structuration, les compétences et les priorités à gérer n’ont pas permis à l’IA de trouver sa place. Grégory Blanvillain confirme que dans ces petites entités, l’IA fait encore figure d’objet de fantasme et non de réalité opérationnelle. La question n’est toutefois plus de savoir s’il faut y aller, mais comment.