IA : pourquoi le champion français Mistral AI s'offre la start-up Koyeb
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L'entreprise française, qui développe des modèles d'intelligence artificielle (IA), a racheté la start-up française Koyeb.
DR - REUTERS - REUTERS - Dado Ruvic
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L'entreprise française, qui développe des modèles d'intelligence artificielle (IA), a racheté la start-up française Koyeb.
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Un premier rachat d'entreprise. C’est la toute première acquisition de Mistral. L'entreprise française, qui développe des modèles d'intelligence artificielle (IA), a racheté la start-up française Koyeb, un fournisseur de cloud sans serveur, a-t-elle annoncé mardi. « Mistral AI a conclu un accord définitif en vue d'acquérir Koyeb », ce qui permettra « de « renforcer » son « offre Compute », indique l'entreprise dans un communiqué. « Compute » fait référence au nom de sa plateforme de cloud (informatique à distance). Outre cette première acquisition, Mistral a annoncé la semaine dernière qu'elle allait investir 1,2 milliard d'euros pour la construction de centres de données en Suède. Cette première infrastructure d'IA conçue hors de France pour Mistral devrait être mise en service en 2027 et permettra d'augmenter de 50 % ses capacités de calcul, indique l'entreprise.
Ce que fait Koyeb. « Koyeb propose une plateforme sans serveur haute performance, qui permet aux développeurs de déployer des applications d'IA sans gérer d'infrastructure » complexe, précise Mistral. Il s'agit « d'une étape importante » contribuant « à construire un véritable cloud IA », selon l'entreprise. Autrement dit, la start-up propose à ses clients de gérer elle-même les infrastructures physiques nécessaires aux applications IA. « Koyeb exploite une plateforme sans serveur spécialement conçue pour permettre aux équipes d'exécuter des applications d'IA, des API et des agents sur CPU à l'inférence haute performance sur GPU, sans opérations, serveurs ni gestion d'infrastructure », complète-t-elle dans un autre communiqué.
Les trois cofondateurs de Koyeb ainsi que ses 13 employés rejoindront l'équipe d'ingénierie de Mistral en mars. « Lorsque nous avons commencé à discuter avec Tim, cofondateur et directeur technique de Mistral AI, nous avons rapidement compris que nous partagions la même mission : construire une infrastructure de classe mondiale pour l'IA », a indiqué la start-up.
Pourquoi c'est important. Valorisée 11,7 milliards d'euros, Mistral se positionne comme le champion européen de l'intelligence artificielle face aux mastodontes américains, à l'heure où la question de la souveraineté technologique de l'Europe est devenue cruciale. Mistral est le seul européen à tenter de rester dans la course aux grands modèles d'IA, face aux géants américains que sont OpenAI et son agent conversationnel ChatGPT, mais aussi Anthropic (Claude) ou Google (Gemini).
Loin derrière ces mastodontes en matière d'investissements ou de valorisation, l'entreprise a néanmoins réussi à se développer à un rythme rare pour une entreprise de la tech française. D'après son dirigeant, Arthur Mensch, elle devrait dépasser un milliard d'euros de revenus d'ici la fin de l'année.
L'entreprise, qui s'est orientée vers le marché des entreprises, à l'inverse de nombre de ses concurrents qui séduisent le grand public, a bouclé en septembre sa dernière levée de fonds en date. Avec 1,7 milliard d'euros, soit l'une des plus importantes levées pour une jeune pousse française, l'entreprise avait alors quasiment doublé sa valorisation, à 11,7 milliards d'euros.
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(Avec AFP)
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