Les effets du changement climatique, auxquels la région Occitanie est fortement exposée, affectent de plus en plus les territoires et les professionnels du tourisme. La nouvelle plateforme OTO permet d’objectiver les données, de mesurer les impacts, et d’orienter les actions pour s’adapter.Un littoral qui va de la Camargue aux portes de l’Espagne, des Pyrénées qui accueillent un tourisme d’été comme d’hiver, des territoires en arrière-pays plébiscités, la Cité médiévale de Carcassonne, le Canal du Midi, des villes et villages aux noms évocateurs (Cordes-sur-Ciel, Aigues-Mortes, Conques, Lourdes, Luchon, Uzès, Rocamadour, Sète, etc.)
La palette touristique de l’Occitanie est vaste. La Région, tête de file coordinatrice de cette activité aux nombreuses retombées économiques (20,2 milliards d’euros en 2022), revendique pour l’année 2025 quelque 229 millions de nuitées (+3 %) dont 82 millions étrangères (+13 %). Parmi les touristes étrangers, 22 % sont espagnols, 20 % allemands, 13 % britanniques, ou 12 % néerlandais. Les territoires enregistrant le plus de nuitées sont la campagne (31 %), le littoral (23 %)et les zones urbaines hors métropoles (17 %).
Le Comité régional du tourisme et des loisirs Occitanie (fusionné avec l’agence de développement économique Ad’Occ au 1er janvier 2026) martèle qu’il œuvre depuis 2024 « pour la transition vers un tourisme plus durable », notamment autour du label Green Destinations.
« Au moment de la crise sanitaire du Covid, nous avons pris conscience que nous n’avions pas d’outils pour quantifier les impacts positifs ou négatifs de l’activité touristique, raconte Dominique Thillet, directeur Ingénierie de la donnée, performance et aide à la décision chez Ad'Occ. Nous avons alors imaginé créer en interne la plateforme OTO, outil d’observation touristique de l’Occitanie, destinée à mieux exploiter la donnée. »