Avec l’effet Trump, les moyens de communication sécurisés séduisent de plus en plus
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le président américain Donald Trump à Davos, le 22 janvier.
REUTERS - Denis Balibouse
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le président américain Donald Trump à Davos, le 22 janvier.
REUTERS - Denis Balibouse
Dans un contexte de fortes tensions entre les États-Unis et l’Europe, l’administration Trump ne masque plus sa volonté d’exploiter la domination de son pays sur le stack technologique comme une arme géopolitique.
De quoi convaincre les dirigeants européens, certes un peu tard, de renforcer d’urgence la souveraineté numérique européenne. Problème : nombre de solutions présentées comme souveraines ne le sont en réalité pas du tout. Un récent avis juridique commandé par le ministère allemand de l’Intérieur et rédigé par des juristes de l’université de Cologne montre ainsi que même localisées en Europe et chiffrées, les données hébergées par des fournisseurs soumis au droit américain (ce qui inclut toute entreprise européenne se trouvant de près ou de loin dans l’environnement logiciel de l’un des géants du cloud américain) sont accessibles aux autorités des États-Unis.
Ni S3NS, ni Bleu, ni le tout dernier cloud souverain d’Amazon n’offrent donc une réelle protection contre les lois extraterritoriales américaines. Microsoft a d’ailleurs confié au Sénat français l’an passé qu’il « ne pouvait garantir » de résister à une demande de l’administration Trump concernant des données hébergées en Europe.