L'unique repreneur de la biotech Carmat, son président Pierre Bastid, n'est pas parvenu à réunir les fonds nécessaires pour assurer la reprise de l'entreprise.Dernier souffle pour Carmat, la biotech de cœurs artificiels. Mardi 30 septembre, le tribunal des affaires économiques de Paris a entériné la liquidation de l'entreprise à l'origine d'une prothèse cardiaque ultra-innovante, mais trop complexe à produire et à mettre en place.
Dans un communiqué de presse publié le 29 septembre, l'entreprise, qui compte 142 salariés et un cash burn rate (taux d'épuisement des fonds) de 2,8 millions d'euros par mois, a annoncé que son unique repreneur potentiel n'avait « pas été en mesure de confirmer son offre, faute d’avoir sécurisé les financements nécessaires à la reprise ». À ce stade, poursuit le communiqué, « il est donc devenu extrêmement probable que cette Offre deviendra caduque le 30 septembre 2025, et que le Tribunal sera amené, à très brève échéance, à prononcer la liquidation judiciaire de la Société, dont les activités alors cesseront ».
En l'espèce, le seul à avoir émis une offre de reprise sur Carmat, l'entrepreneur Pierre Bastid — qui en est aussi le président du conseil d'administration depuis 2024 et un membre du conseil depuis 2016 — n'est pas parvenu à vendre l'un de ses immeubles new-yorkais pour financer la reprise, et n'est pas allé au bout de la mise en collatéral de l'une de ses sociétés, Eoliance, spécialisée dans le traitement de l'air, pour emprunter les sommes nécessaires.