L’entreprise montpelliéraine Cabasse, spécialisée dans les solutions audio haut de gamme, a annoncé le 27 février 2026 avoir sollicité l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire.
Cabasse
L'entreprise d'enceintes haut de gamme, dont l'usine se trouve dans le Finistère, a été cédée pour 400 000 euros à la barre du tribunal de commerce de Montpellier. Valorisée jusqu'à 12 millions d'euros, la marque n'a jamais réussi à renouer avec la rentabilité.
Cabasse va désormais résonner au son de Loewe Technology, référence allemande de la hi-fi haut de gamme. Ainsi en a décidé le tribunal de commerce de Montpellier, selon un jugement consulté par La Tribune et publié mardi 21 avril.
Loewe s’arroge la marque, ses stocks, ses actifs industriels et 24 des 26 salariés pour la somme de 400 000 euros. L'offre de rachat comprend la reprise de presque tous les salariés basés près de l'usine dans le Finistère.
« Un prix de cession faible eu égard à l’ampleur du passif, (mais) celle-ci permettrait la sauvegarde de la quasi-totalité des emplois de la société Cabasse », note le tribunal, ajoutant que Loewe Technology « sa renommée, sa solidité financière ainsi que sa connaissance du marché des produits de divertissement domestique premium amènent à considérer que cette proposition présente des garanties sur la pérennité des activités reprises ».
L'allemand Loewe Technology, basé à Kronach en Bavière, n'est pas inconnu du grand public français. Parmi ses actionnaires, le footballeur Kylian Mbappé qui détient 10% de son capital.
Créanciers asiatiques
Cotée sur Euronext Growth Paris, Cabasse avait annoncé le 27 février être en cessation de paiements et avoir sollicité l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce.
Avec un chiffre d'affaires 2025 de 4,7 millions d'euros, en recul de 30% par rapport à l'an dernier, Cabasse s'était justifiée de la démarche, se disant par ailleurs « affectée par des difficultés d’approvisionnement de la part de certains des principaux fournisseurs et sous-traitants asiatiques ».
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En fait de difficulté d’approvisionnement, il semble que ce soit plutôt l’entreprise française, dont l’usine se trouve dans le Finistère, qui avait du mal à régler son dû.
« Il est apparu que la situation d’exploitation de la société était critique en raison d’une trésorerie exsangue et d’une production quasiment à l’arrêt, l’entreprise n’ayant pu honorer le règlement de ses principaux fournisseurs asiatiques (qui réclamaient, depuis le début de l’année 2026, un paiement à la livraison) », écrit le tribunal.